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LE VOYAGE INTÉRIEUR...
Au vent des féeries j'ai caché ma souffrance
Et dessiné des soirs parsemés de détours, (Alain)
Un baiser d'étoiles sera ma délivrance,
Un voyage sans fin en d'éternels retours. (Gab)
Mon coeur à ses secrets que mon âme tourmente
D'un cortège de pleurs, embuant mon regard ;
Afin de moins souffrir la nuit est mon amante,
Qui freine mon chagrin sous un astre blafard. (André)
C'est au jour que je crie ma fatale impuissance,
Dans la foule et le bruit, que je cherche l'ami.
Rencontres sans relief, morne réjouissance ;
C'est le jour que je bois, et puis que je gémis. (Gab)
Ainsi dans l'ombre où gît mon espoir infidèle
entre les bras ballants des piètres déraisons
comme l'oiseau de proie, là, d'un battement d'aile
je ne sais plus des gens les fondés horizons. (Alain)
Mes interrogations lovées dans l'espérance
Et dans le clair-obscur de l'horizon du temps,
Sont des aubes d'attente où, dans la confidence,
Se consigne, cruel, le verdict attristant. (André)
Que s’ébauche un sourire, un regard bienveillant,
Et la douleur s’enfuit, contre toute raison.
Un appel à la vie, un clin d'oeil accueillant
Et j’oublie, en passant, quelconque trahison. (Gab)
J’oublie, j’oublie, j’oublie et m’offre à tous les vents
Qui déposent la vie en des lieux de voyages ;
J’élève mon esprit et mon corps bienveillants ;
J’épelle des mots doux… je suis plus fou que sage! (Alain)
Mais qu'importe, après tout, si cet état d'ivresse
Me conduit bien plus loin dans le spirituel ;
Je loue et je condamne à la vie sa rudesse :
L'incertain me défie...et me plaît ce duel. (André)
Oui je suis cet errant, éternel voyageur,
Qui sème en son chemin la vaine question ;
De l’amour malgré lui, fascinant voltigeur,
Mais qui crois à demain : sa révolution. (Gab)
Aucune certitude, ou supposition
Ne guidera mes pas en ce milieu austère ;
Pragmatique je suis, et ma conviction,
Est la foi qui m'étreint au moral salutaire. (André)
HOMMAGE À L'ACROSTICHE
Les décasyllabes ou les alexandrins
Assemblés en tercets ou encore en quatrains
Puis disposés en rimes continues, croisées
Ou plates : que d'alternatives compliquées ! (Rachel)
Écrire en poésie est comme un cri d'amour :
Syllabes aux sonnets, phonèmes, synérèses,
Instituent les hiatus et donnent le velours
Enchâssant chaque vers, même au prix d'aphérèses. (André)
L'écrit se déshabille au gré de nos pensées,
Infaillible moment, de plaies ou de tendresse,
Bégayé, çà et là, pour des mots caressés,
Éblouis... ciselés en une grande ivresse. (Alain)
Rejets, répétitions, césure à l'hémistiche,
Enjambement, hiatus, vers blancs ou libérés,
La poésie, toujours, et même à l'acrostiche,
Aboutit par les mots aux accords inspirés. (André)
Musique des mots dont chaque syllabe est note,
Arrangement des sons en pures mélodies,
Grande incitation à une danse dévote,
Ici, les poèmes sont des cérémonies. (Rachel)
Et les échos des jours, aux rivages des heures,
Dévoilent l'infini de quatrains émouvants,
Ellipsés quelques fois de la pointe du coeur,
Se mirant à la vie, aux songes de ses vents. (Alain)
Mon rêve est accompli, aux merveilles phoniques,
Occupant mon esprit, et ma plume en vainqueur ;
Trophées, coquets témoins d'exercices métriques :
Sur le plaisir des mots je deviens serviteur. (André)
En ajoutant la première lettre de chaque vers on obtient :
"La poésie libère la magie des mots".
SUR LE BATEAU DES JOURS
L'été est la saison de la magnificence,
Embellissant les jours chargés de l'émotion ;
Baignant notre regard, soudain en confidence,
Avec Dame Nature offrant sa perception. (André)
Tout est bleu, tout est tendre et le regard savoure,
En des lieux inconnus, les parfums de la vie ;
Aubade d'un moment pour un geste d'amour,
Une chanson qui joue au gré de nos envies. (Alain)
Nous sourions ravis, au vent qui nous étreint,
Oubliant le jour pâle écorché de douleur,
Unis à l'aube claire, à son bonheur contraints,
Sans nul autre désir, que le parfum des fleurs.(Lyne)
Amène est l'ornement offert par cette essence,
Mélangeant les parfums et les tons diaprés ;
Mes sens sont en éveil, mon coeur de connivence,
Egal à mon esprit : mon oeil est honoré. (André)
N'hésitant nullement, à ces moindres détours
Éclos par les sentiers des sous-bois jusqu'au ciel,
Léger, légèrement aux beautés qui m'entourent,
Offrant la poésie, je deviens torrentiel. (Alain)
Ineffable plaisir, aux dons qui nous ravit,
N’ayant pour seul credo au-delà des mystères :
D’esquiver, là, le jour à l’onde de la vie,
Entre désert et mer, pour mieux bercer la terre (Lyne).
Savourant ces instants qui paraissent volages,
Riant au fond de moi, et le coeur palpitant,
Ivre de ces moments, sensible aux paysages,
Vagabond je me sens, quelque refrain chantant. (André)
Avec, pour illusion, sur le bateau des jours
Gorgé, en sa fièvreur, d'un soleil éclaté
Entre mon coeur-esprit et l'esprit troubadour,
Savourant ce bonheur... J'aime la Liberté ! (Alain)
HOMMAGE À L'ACROSTICHE (2)
Bel exercice où l'acrostiche est une aubaine,
Offre au plaisir des mots son ludique labeur,
Nacré de fantaisie quand le vers nous entraîne,
Nanti d'une donnée qui en fait sa grandeur ; (ANDRÉ)
Envol Littéraire, effet de style charmant
Sans pour autant nous priver des congés d’été.
Vive les vacances, où le soleil ardent
À peine à consumer la flamme de l’année ; (MARIP)
Comme cette chaleur aux Mots que l'on devine
A l'endroit de leur vie partagée en l'instant,
N'ayant, par tout l'azur, en ses couleurs divines
Calculé le plaisir qui fleurit, là, pourtant! (ALAIN)
Efficace est ce jeu qui a notre agrément ;
Séduisant à nos yeux, bien qu'il soit une épreuve
Accaparant l'esprit, mais dans l'amusement,
Valorisant l'effort au résultat pour preuve. (ANDRÉ)
Evidente est la joie, de découvrir enfin...
Caché dans le fond bleu, des instructions spéciales
Observant les reliefs, avec les traits peu fins
Xylographie illustrée par ses initiales (MYRIAM)
Yeux étonnés, faciès détendu par le jeu,
Méditation sur ce bel effort mutuel.
Oh ! rage oh ! désespoir", poésie d'autres cieux
Racine, Corneille, prendraient part au duel. (Marip)
Essayons, mot à mot, ce beau jeu rituel (Lyne)
En ajoutant la première lettre de chaque vers on obtient :
"Bonnes vacances avec Oxymore".
MURMURE D'UN SOIR
Vois sur l'onde pure
La jolie peinture
Du soir. (André)
La nuit la fissure.
Quelle déchirure !
Le noir... (Rachel)
Où dort la blessure
De l'âme qu'assure
L'espoir (Alain)
Veille la fêlure !
Pourtant rien ne dure...
Bonsoir (Lyne)
Mais l'endroit procure
En son doux murmure :
Pouvoir ! (André)
La nuit me rassure :
J'aime en zone sûre
m'asseoir, (Rachel)
Près de l'Écriture
En son aventure
Savoir (Alain)
Soigner l'écorchure,
Malgré la froidure...
Devoir ! (Gabrielle)
À COEUR ÉCRIT.
Ne te tais plus. Les mots du soir
Dansent sur l’écho de tes rêves !
Songe comme la vie est brève,
Va tes espoirs ! (Alain)
La vie s’enfuie, et te survole,
Elle t’oublie sans un soupir.
Laisse tes yeux frôler le pire :
Prends ton envol ! (Lyne)
Puis-je espérer, en mon credo,
Ô ma compagne, un seul murmure
Qui dans mon cœur serait parure
Comme un rondo, (André)
Ou laisser le temps revenir
Là où j'allais parfois t'aimer
Aux secrets que tu as semés
Pour nous unir (Alain)
Aux doux parfums de nos espoirs,
Quand le vent frôlait nos secrets
A l’ombre du couchant ocré…
Renaît le soir (Lyne)
Je m'interroge, et mon esprit
À mes questions est sans réponse...
Quant à mon coeur, il ne renonce :
Et me sourit ... (André)
Il me sourit… Je le regarde…
O mon cœur quel est ce détour
Quand la vie n’a plus d’alentour
Mon cœur… Prend garde ! (Alain)
De l’incertain aux volontés
Le doute rôde, et s'ankylose
mon cœur meurtri. Pour peu qu’il n’ose…
Là, il se tait ! (Lyne)
Car le silence est mon ami ;
Mon confident - aussi mon arme -
Un privilège qui me charme :
Un compromis ! (André)
Une façon d’être moi-même,
Un autre lieu, une blessure
A laquelle je me rassure
De mes : « je t’aime ! » (Alain)
Me sentir seul et rester deux ;
Est-il meilleur autre soi-même ?
Bien belle chance, ou un dilemme
À quels enjeux ? (André)
Mais à voiler tous mes émois,
Les ombrager de ce passé,
mon coeur sacrifie ce qu’il sait….
Pauvre de moi ! (Lyne)
Et les mots du soir dansent, dansent
Là où je me tais un peu plus
D’avoir trop écrit et trop lu
Ils sont… L’absence ! (Alain)
Ces mots en habits d'arlequin,
Qui s'agitent en farandole,
Tandis que ma plume s'isole
En mon destin. (André)
Puis viendra ce dernier matin
Où mes yeux oublieront le jour.
Et ces mots languiront toujours
comme incertains. (Lyne)
© Oxymore-Échos Poétiques. 2005.
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