lundi 16 avril 2007
Mes pastiches. (New)
Par André Laugier, lundi 16 avril 2007 à 11:41 :: Parodier au pastiche (New)
![]() ![]() ![]() « MON ÂME IL FAUT PARTIR… » de François MAYNARD MON ÂGE IL FAUT MENTIR… Mon âge il faut mentir. Ma forme est cuirassée, Mon cœur, au fil des jours, brûle comme un tison ; Ne craint morosité. Quoi ! bien chère pensée, Rester jeune d’esprit est sans comparaison. Mes forces préservées sont mes vertus bénites ; Aucun calice n’est venu troubler ce bien ; Mais je veille à ne pas dépasser les limites, Confiant et serein, grand épicurien. Mon âge, apprécie donc mon ardeur, ma faconde, Et goûte à l’euphorie secrète et vagabonde Qui au coureur des mots procure tant d’émois. Que tu sauras combien l’énergie me convie, Sans soupirer d’ennui, l’expression ravie, Dans l’étendue meublant chaque jour de mes mois. « LAS, OU EST MAINTENANT CE MEPRIS DE FORTUNE ? » de Joachim Du BELLAY INTERROGATION Las, où vais-je accorder ce bel élan de plume ? Où vais-je enfin trouver au plaisir médité, D’exaucer ce désir de l’authenticité, Dont ma flamme a l’accent d’une ardeur qui s’allume ? Où sont ces éléments dont mon cœur se parfume ? Clio, je te supplie, rends-moi l’alacrité, Pour qu’au-dessus de moi, au rivage enchanté, Mes vers puissent chanter comme il est de coutume. Aujourd’hui, ô ma Muse, accorte, assiste-moi, Afin que mes pensées bousculées par l’émoi Et par l’incertitude, où mes concepts s’enfuient, Retrouvent l’embellie. Chasse de mon souci L’interrogation qui me hante, elle aussi, Et qu’enfin délivré, plus d’épreuves m’ennuient. VÉNÉRATION PASTICHE SUR LE SONNET "JE VIS, JE MEURS" de Louise LABÉ JE VAIS, JE VIENS… Je vais, je viens, et jamais ne larmoie, J'ai feu suprême, enclin par ma nature De cette vie, à priser l'aventure : J'ai soif de tout, j'y associe ma joie. Soudain j'épouffe, et rire me foudroie ; Plaisir d'être, en toute désinvolture, À ce grand bien qui me sied de facture, Et, tout à coup, en lui je me fourvoie. Ainsi sans crainte, optimisme me mène, Et quand la joie m'accorde sa faveur, Sans outrance, me sens d'une humeur saine. Aucun doute demeure, et quelle aubaine D'être au sommet d'un transport salvateur ! Il m'investit, et chante dans mon coeur. PASTICHE SUR « SUR LA MORT DE MARIE » de RONSARD SUR LES CHARMES DE ROSE Comme on voit le dimanche, à chaque messe Rose, Belle enfant aux contours la mettant en valeur, À rendre un mort jaloux devant tant de splendeur, Quand tout regard galant sur elle se dépose. Imprégnant la chapelle au parfum qu’elle expose, Dont le fumet répand une enivrante odeur, Mais distrait les brebis qui montrent plus d’ardeur, D’attirance à souhait tant sa splendeur explose. Ainsi, dans la ferveur et dans la densité, Quand l’œil souvent distrait fait face à la beauté, Dans l’invocation changent aussi les causes. La prière n’a plus tout à fait ses valeurs, Quand la foi divisée à l’intérêt ailleurs, Et que les pratiquants bénissent d’autres choses… De SAINT-AMANT BONHEUR PIPÉ Assis et courbatu, beaujolais à la main, Frileusement collé près de la cheminée, Les membres engourdis, la paupière cernée, Il déguste son vin d’un leste tournemain. Requinqué aussitôt, le regard plus humain, Pour ne perdre de temps, la gorge taquinée, Il remet un canon la mine illuminée, Le regard remonté, le masque un peu carmin. Mais à peine a-t-il bu ce vin qu’il fait descendre Aussi rapidement que cela peut surprendre, Il passe son chagrin, de plaisir salivant. PASTICHE SUR "LE SONNET" de Joséphin SOULARY L’IVROGNE RIANT Je ne boirai plus là, – dit l’ivrogne riant, – Je suis assez gorgé depuis que je déguste ! Puis devant le troquet, titubant, il rajuste Son pantalon tombant et le contrariant. Oui j’aime la bouteille, et j’en suis conscient. Dans l’état où je suis, bien que je sois robuste, Là un petit Bordeaux au goût gratifiant, Fait que s’il est de trop j’oscille sur mon buste. Avec tact, néanmoins, lorsque mon pied mollit, Le profil enjoué au degré du délit : Voyez ! je tiens debout, si cela vous amuse. Est-il bien que ce mal qui me jette dehors, Rien que d’y réfléchir me prend à bras le corps ; Ainsi me convient-t-il si aussi je l’accuse. PASTICHE SUR « SONNET À MON AMI R... » DE FELIX ARVERS SONNET A MON AMI L’HUMOUR J'avais toujours rêvé que dans mon personnage Comme un fait où l'esprit y étant convoité, Vint s'offrir chaque instant dans le pur badinage, Un nouveau trait d'humour joliment mijoté. Une muse excessive, en la force de l'âge, Et deux petits lutins baignant dans la gaieté, Formèrent avec moi burlesque aréopage : Quatre joyeux lurons : une seule entité. J'abandonnais souvent la strophe caressante, Je désirais écrire à l'envie provocante, Révélant, bien railleur, des vers qui seraient lus. Mon mentor m'a donné du plaisir à revendre ; L'entrain, par le narquois, ne manque à me détendre, Et le charme vient là, que j'espérais le plus... PASTICHE SUR LE POÈME DE RIMBAUD "LE DORMEUR DU VAL" L’ENDORMEUR LIBERAL C’est un trou de luxure à l’allure princière, Où s’accroche notre homme ayant des picaillons, D’argent il est féru, en culte il le vénère, Et luit dans le confort, barons dans ses sillons. Un Président jeune, à l'allure saugrenue, Port de tête baignant au masque vaniteux Qui endort. Il pérore, altesse reconnue, Car le poste est plaisant et le métier juteux. Pas trop les pieds sur terre, il est heureux tout comme Un jeune parvenu, un friqué qui assomme Après avoir promis, soufflant chaud et le froid. Sa nature ne fait frissonner sa narine ; Il vit dans l’opulence et gonfle la poitrine : Heureux creuse son trou, son épouse au bras droit. PASTICHE SUR LE SONNET «BAISE M‘ENCOR, REBAISE-MOI ET BAISE» DE LOUISE LABE (1524-1566) BAISE M'ENCOR, M'APAISE, EN SUIS FORT AISE. Baise m'encor, m’apaise, en suis fort aise : J'aime Priape, dense et savoureux ! Quand bien il s’enfle aux élans amoureux, Et moi de t’enflammer plus chaud que braise. Las ! fleures-tu le geste qui m’apaise, En me donnant cet objet doucereux, Ainsi mêlant nos stupres tant heureux Jouissons sans égards et comblés d’aise. Lors mon amant le plaisir en suivra ; Chacun en sybarite instinct vivra. Permets mon Chevalier songer folie : Toujours libres allons discrètement, Et dans le mutuel contentement : Ores d'aguet*, de libido suis assaillie. *Ores d'aguet = "maintenant avec constance" PASTICHE SUR LE POÈME DE RONSARD "MIGNONNE ALLONS VOIR SI LA ROSE" À MON JARDINIER Mignonne, allons voir s'il arrose Bien ce matin, où s'il repose, Mon jardinier. Car au soleil À point nommé, en simagrée, Il fait semblant, mine empourprée. Coquin à nul autre pareil. Las ! las, il fait encor l'impasse ; Mignonne, que ce gueux m'agace Las ! las mon jardin laissant choir ! Ô vraiment choquante imposture Puisqu'il a gîte et nourriture, Mais oisif du matin au soir. Donc, constatez, oyez, mignonne, Tandis que le bougre fredonne, Vantant ma générosité; Cueillons, cueillons un peu d'ivresse, Et comme lui, puisqu'il paresse, Batifolons à volonté ! PASTICHE sur le sonnet « RECUEILLEMENT » De Charles BAUDELAIRE. REFLEXION Sois sage, ô mon ardeur et rends-moi plus docile. Tu réclamais l’exploit : il surgit, le voici : Une aura d’agrément m’enveloppe servile, Aux mots donnant l’éclat, quand tout est réussi. Pendant que mes concepts, dans un désir habile, Sous l’exercice ardu du labeur qu’un souci Va quêter, exigeant, dans l’esprit qui compile, Ma Muse, éclaire-moi, et d’avance merci Pour eux. Vois endurer mes envies malmenées Sur les feuilles noircies de rimes mutinées, Surgies de rêveries, mais au trait souriant ; Le souffle incitateur fascine ma démarche, Et, pareil en beauté que perle d’Orient, M’incite, et je l’entends, à œuvres sous cette arche. Pastiche sur "ET LA MER ET L'AMOUR" De Pierre de MARBEUF ET LE JOUR ET LA NUIT Et le jour et la nuit ont un commun langage, Et le jour est à jour et la nuit ne nous nuit, L'on se vautre en plein jour, comme on veille à minuit, Car de jour ou de nuit tout est apprentissage. Celui qui s'alanguit le matin à l'ouvrage, Celui qui oeuvre aussi au degré de l'ennui, Qu'il en chasse les maux comme Belle de Nuit, Et ses mots sur l'esprit goûteront l'arbitrage. Qu'il soit bonheur-du-jour ou bien secret de nuit, Sachons dire bonjour à l'orée de la nuit, Pour que mieux vivre vieux on puisse apprendre à vivre. Si un éclat de jour embrase néanmoins La folie de mes nuits, sans ennui tout au moins, Mes nuits seront mes jours qu'un clair obscur enivre. Pastiche sur « ET LA MER ET L'AMOUR » de Pierre MARBEUF ET LA VIE ET LA MORT Et la vie et la mort où l'âme erre en partage, Et la vie douce-amère et la mort c'est amer ; L'on s'abîme en la mort, comme on sombre en la mer, Car la mer et la mort ont un commun rivage. Celui qui craint la mort qu'il chasse son image ; Celui qui craint le jour qu'on aimer sublimer, Qu'il ne sombre, jamais, en osant le brimer, Et tous deux lui tendront l'aléa du message... La mère de la mort eut la vie pour berceau, La braise de la mort s'éteint dans un peu d'eau, Et l'eau contre le feu est la meilleure alarme. Si l'eau, qui est la vie, consume le cendreux, Ton amour, Ô mon Dieu paraît moins ténébreux, Que j'eusse aimé, mon coeur, le noyer à ton charme. Pastiche sur « MES HEURES PERDUES » De Félix d’ARVERS LE SONNET DU REVERS OU L'ANGOISSE D'UN MINISTRE DÉPASSÉ Jean GOUDEZKI & ANDRÉ. Ma vie à fonds secrets pleure le Ministère, Le pouvoir éternel en un moment conçu ; Le mal n'est pas mortel et je saurai le taire, Je suis premier ministre, un ministre déçu. Ainsi j'aurai passé assez inaperçu, Imbu de ma personne et non moins solitaire, Comme un vers, rédigeant une loi qu'on enterre, Et qui ne rime plus : un bel affront reçu ! L'électeur, quoique Dieu l'ait fait naïf et tendre, Ne le sera pour moi : il ne veut plus m'entendre ; L'année Deux mille sept signera mon trépas. À l'austère devoir du scrutin, mon modèle Sera vite oublié, puisque mon nom chancelle, Autant que j'accumule, insensé, les faux pas. Pastiche sur « MES HEURES PERDUES » De Félix d’ARVERS MON GOÛT A SON SECRET Mon goût à son secret, mon palais son mystère, Une pinte de vin, en un moment conçu : Le bien qu'il me procure, et que je ne puis taire, Est celui d'un "curiste", et qui l'a toujours su. Hélas ! j'aurai passé aux vers inaperçu, Toujours à mes côtés le verre solidaire… Et j'aurai jusqu'au bout mon flacon sur la terre, N'osant me demander si l'acte est bien reçu. Pour moi, ce cher Bacchus qui me paraît si tendre, Et qui suit mes désirs puisque je sais l'entendre : Au murmure du vin guide toujours mes pas. À l'austère devoir du cru je suis fidèle ; On dira ce qu'on veut, la vigne est mon modèle ; Quel est donc le buveur qui ne m'entendra pas ? Pastiche sur « ET LA MER ET L'AMOUR » De Pierre de MARBEUF ET LE JOUR ET LA NUIT Et le jour et la nuit ont un commun langage, Et le jour est à jour et la nuit ne nous nuit, L'on se vautre en plein jour, comme on veille à minuit, Car de jour ou de nuit tout est apprentissage. Celui qui s'alanguit le matin à l'ouvrage, Celui qui oeuvre jusqu'au degré de l'ennui, Qu'il en chasse les maux comme Belle de Nuit, Et ses mots sur l'esprit goûteront l'arbitrage. Qu'il soit bonheur-du-jour ou bien secret de nuit, Sachons dire bonjour à l'orée de la nuit, Pour que mieux vivre vieux on puisse apprendre à vivre. Si un éclat de jour embrase néanmoins La folie de mes nuits, sans ennui tout au moins, Mes nuits seront mes jours qu'un clair obscur enivre. Pastiche sur « SONNET IMMITÉ DE L’ITALIEN » De Félix d’ARVERS EL PERSIFLORO Je suis le persifleur, le poète pasquin, Le rebouteux des mots au gîte de la lettre ; Ma force est dans l'humour, invétéré taquin, Je porte coups d'épée pour illustrer le mètre. Dans la dérision, toi, calembour coquin, Tu dotes mon esprit pour faire au verbe naître Les quatrains des plus fous, le propos arlequin ; Et je m'amuse bien, je dois le reconnaître. Suis-je authentique aède, ou simple égratigneur ? Ma plume m'appartient, que le lecteur me juge. Quand un sujet me plaît, toujours je me l'adjuge. Dans ma pugnacité, j'aime sortir vainqueur, Sachant que mes discours ne sont jamais de haine, Titiller à dessein en devient une aubaine. Pastiche sur « EL DESDICHADO » De Gérard de NERVAL EL VAGABONDO Je suis le besogneux - le gueux - le harcelé, Le vagabond clodo, la mine ramollie, Un peu comme un rebut, assez mal ficelé, Qui porte replets poux, et auxquels je m'allie. Dans le rue je mendie le passant isolé, Pour faire quelques sous, et, besogne accomplie, Je vais taper le verre où l'alcool avalé, Me fait roter de joie, et rire à la folie. Suis-je cuité ? S'en faut ! Simplement un peu rond ; Le rouge et le pastis, provenant d'une étrenne, Me "remplissent" de joie la petite semaine. Aux vignes du Seigneur, imbibé, fanfaron, Je chante mon refrain, la trogne ébouriffée, Tandis qu'un morpion m'offre un premier trophée. Pastiche sur « MES HEURES PERDUES » De Félix D’AVERS INFORTUNE. Ma flamme à ses valeurs que la raison tempère, Dualité d’esprit, sentiment préconçu ; L'amertume est l'esclave, et j'en suis tributaire, Elle qui me contraint, arbitre à mon insu. Dieu ! que vivre incompris est sujet mal perçu ; Courtiser vainement : j’en ai fait mon affaire, Orphelin d'un dessein qui m'obsède et m'atterre, Assistant, impuissant, à un rêve déçu. Son cœur, hélas, pour moi, n’est pas prêt de s’éprendre ; Elle fuit mes désirs, sans l’effort de comprendre Ma lamentation adirée ici-bas. À l’appel de l’instinct, mystique, - aussi rebelle -, Bien inconsciemment, sans doute dira-t-elle : "Cette Dame l'a vu et ne saisissait pas". aucun commentaire :: aucun trackback jeudi 5 avril 2007 Mes fables express (5)Par André Laugier, jeudi 5 avril 2007 à 17:39 :: Mes fables express (5) ![]() Mettez vos oeuvres en vente sur un site fiable et professionnel Clic ci-dessous ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Débarqué fraîchement de sa tendre pacoule, À la gare du Nord, complètement paumé, Notre homme à l'air perdu au centre de la foule, Loin de son patelin, le visage fermé. Moralité : L'hagard du Nord. LE MONT SAINT MICHEL Monsieur l'abbé Dumont est un homme chanceux ; Tout près de Couesnon, lors d'un pèlerinage, Il vient de retrouver sur le grand Mont rocheux, Michel, son vieil ami, qu'il étreint au rivage. Moralité : L'abbé Dumont ceint Michel. (La baie du Mont Saint Michel) Ô L'ONDE ET MOI Toujours Georges Autran s'est passionné pour l'onde ; Poète de la mer, il passait de longs mois À observer les flots, et sa plume féconde, Nous a valu des vers évoquant ses émois. Moralité : Ô l'onde et moi. (Au long des mois) Alphonse ALLAIS Grand épicurien aimant la bonne chère, Qu'il ventait dans l'humour, on sait qu'Alphonse Allais Avait l'avide envie d'une vie qui confère Au plaisir des bons mots l'amour du beaujolais. Moralité : La vie d'ans vit. (L'avide envie). IL A CRAQUÉ ! Toujours le rendement, toujours la pression ; Ce cadre n'a pas pu supporter la cadence ; Un jour il a craqué face à la tension, Choisissant le suicide au trop plein d'exigence. Moralité : Il préféra le bière à la pression. CONTRE LE DOPAGE Un remède miracle, et surtout pas bien cher, Vient d'être mis au point par un nutritionniste ; Il fallait y penser : notre homme a eu du flair : Pour vaincre le dopage une méthode existe ! Quoi de plus naturel, et quel progrès offert Pour nos vaillants coureurs et leur musculature, Et dans le Tour de France avoir de l'envergure Que durcir ses jambes grâce à des oeufs "mollets". Nelson MANDELA Pour Nelson Mandela : une vie exemplaire ! L'homme s'est tant donné, luttant pour son pays, Condamnant l'apartheid - un pari inouï -, Devenant un symbole et surtout populaire. Moralité : Être black et d'équerre. LE POTE. Le Jack Lang a dit "oui", rejoignant Sarkozy ; Le Président est fier de l'initiative, Car il met en pétard un PS affaibli, Semant la zizanie, une peur collective. Moralité : Il a gagné son "Jack-pote". ÇA POSE PROBLÈME Ce brave homme jamais n'avait eu de problème, Jusqu'au jour où, souffrant, allant chez son docteur, Ce dernier le trouvant le visage un peu blême, L'incita pour savoir d'où venait la douleur, À prendre un rendez-vous pour une radio. Résultat : un calcul... rude à contrario ! Moralité : Quand le calcul pose problème. COMME À LA POSTE... Un homme tourmenté consulte sa voyante Qui, ni une ni deux, lui prévoit triste fin. Sortant du cabinet, las, séance tenante, Par un fourgon postal est écrasé soudain. Moralité : Quand l'avenir vous le promet la poste vous l'apporte.* *Slogan des P et T. LE COW-BOY Bill était un cow-boy genre plutôt falot, Se laissant entraîner à boire en démesure ; Sans trop d'ambition, et un rien mégalo : Son verre dans la main, se donnant une allure. Moralité : Il but, falot, Bill. (Buffalo Bill) MONSEIGNEUR. Je me souviens bien de l'inauguration Du beau pont de Millau, et quand monsieur le Maire Invita le prêtre à la bénédiction De l'ouvrage d'art révolutionnaire, En lui disant ces mots, bien sûr un peu railleur : - "Maintenant allons donc à Millau, Monseigneur !" (Don Camillo, Monseigneur) CONTRE LE FANATISME Dans la religion pas d'exaltation. Et, chez les musulmans, prêcher la tolérance, Allâh l'a inculqué comme vocation : Respect, amour, ferveur, ardeur, non-violence... Que doit-il donc penser face aux évènements Qui embrasent le monde et sont inconscients ? Moralité : Mélancolique, Allâh dit : ARRÊT ! (Mêlant colique à la diarrhée) L'ÉLEVEUR. Cet éleveur de porcs en terre de Bretagne, A fort bien réussi son exploitation. Parti de rien voilà que désormais il gagne Un salaire affolant, leader d'ambition. Il ne se prive en rien, bateau, belle voiture, Et superbe villa, ainsi que grands terrains ; Il court les casinos avec désinvolture, Pavane dans sa Porsche et joue les tartarins. Moralité : L'éleveur dans sa Porsche rit ! SUPER "U". Gagnez plusieurs séjours et pleins d'autres ballades ; Magasins Super "U" et leurs Hyper-marchés, Proposent cet été des Prix par myriades, De quoi faire rêver les clients aguichés ! Moralité : LA BALLADE DÉPEND D' "U" ! LE MENU DES TAULARDS Ces quatre prisonniers employés aux cuisines, Préparaient de bons plats aux autres détenus ; Des omelettes au lard, et de saveurs divines, Figuraient ce jour là, parfumant les menus. Moralité : Ces omelettes au lard (Ces hommes les taulards) DIVORCE ! Ségolène Royal l'a publiquement dit : Elle s'est séparée de son François Hollande ; Mais cela circulait déjà dans les "on dit" ; Elle en prend son partir, et qui le veut l'entende. Moralité : Elle souhaite un meilleur parti. "L'ÉQUIPE" GOUVERNEMENTALE Sarkozy a créé une belle surprise Quand il a annoncé nommer Bernard Laporte Secrétaire d'État aux sports, qu'il intronise, Et qui, dans quatre mois, viendra prêter main forte. Moralité : Sarko l'a dit : "Promis dans 4 mois je prends Laporte ! LE NOUVEAU PRÉSIDENT Les vingt sept réunis au sommet de Bruxelles Ont trouvé un Sarko en forme et motivé ; Il a fait avancer un congrès bien rebelle, Lui, le petit dernier, aussitôt arrivé. Moralité : Le chouchou de Bruxelles. PEACE ! Grande initiative au mois d'août, à Bruxelles, Où nos amis belges ont beaucoup investi ; Ils vont organiser, avec des Tops Modèles, Un Super défilé au succès garanti. Les plus beaux mannequins de toute la planète Se sont mobilisés pour "La Paix dans le Monde" ; Espérons réussite à cette immense fête, Et que la conscience y soit aussi profonde. Moralité : Mannequins peace ! MON PERROQUET J'avais un perroquet très doué pour le chant ; C'était un vrai régal de l'entendre en sa cage, Modulant les accents, imitant sur le champ, Tout ce qu'il saisissait, le sifflant au passage Moralité : LA CHANSON DE L'ARA. (La chanson de Lara). ILS TRÔNENT ! Cette équipe de foot gagna six fois la Coupe, Trônant sur le podium chaque fin de saison ; Et les onze joueurs de ce séduisant groupe, Saluaient à l'exploit, vibrant sur le gazon. Moralité : Les onze y trônent ! (Léon Zitrone) L'EXTRA-TERRESTRE... J'ai vécu, mes amis, un rare évènement ! Figurez-vous qu'hier, on frappa à ma porte : C'était un martien qui, désespérément, Par gestes bien précis, agissant de la sorte, Semblait si affamé qu'au vu de quelques restes, Il en fit un banquet, me dit de sa voix forte : ILS SONT EXTRA TES RESTES ! LES EXPLORATEURS Ces deux explorateurs, en pleine Amazonie, Sont tombés dans les mains d'un clan de cannibales ; L'un s'en est échappé, il a vu l'agonie De son pote bouffé dans de courts intervalles. Moralité : Mon pote au feu ! LE DÉFILÉ... Cette grande maison d'accessoires de mode Qui s'est spécialisée dans le prêt à porter Pour femmes arrondies que la graisse inféode, Organise, bientôt, pour les solliciter, Un très grand défilé des tailles rondelettes, Avec des mannequins aux formes très replètes. Moralité : Le chemin de rondes. PYROTECHNIE Darty aurait aimé que son fils, comme lui, Dans la pyrotechnie poursuivre la carrière ; Le garçon, cependant, ne fut jamais celui Que son père espérait ; entra dans le tertiaire. Le père est décédé, et pas de repreneur, Le fiston ne cédant à l'offre incitatrice. La maison a fermé : ce fut un crève-coeur Malgré tous les efforts, quoi que Feu Darty fisse. SANS TALENT... Écrivain acharné il croyait au talent, Mais il n'était, hélas, qu'une plume moyenne, Au style aléatoire et au ton trop ronflant. À le lire, souvent, on avait la migraine. Moralité : Au zèle il lui manquait la plume (Aux ailes il lui manquait la plume) CRÉTIN ! C'est un grand voyageur, il à fait l'Indochine, Parcourant le Mékong du Tibet au Yunnan ; Mais il a oublié de mettre une bobine Dans l'appareil photo : c'est vraiment aliénant ! Moralité : Incroyable... Mékong ! L'INDIEN. Ce descendant Sioux, songeant à ses ancêtres, Est amer. Évoquant l'extermination De son illustre peuple, il pense, sous les hêtres, Aux massacres commis, pleure sa nation. Moralité : Un amer indien. (Améridien) MONSIEUR LE MAIRE EU, chef lieu de canton de Seine-Maritime, A un Maire intrépide acquis aux monuments : Musée Louis-Philippe, ouvrage qu'il estime, Et l'Église gothique, et tous se ornements. Il a beaucoup oeuvré, et fait tout ce qu'il peut, Aimant son patrimoine, et fier d'être Maire d'Eu ! VOYAGE ORGANISÉ J'ai visité le Lot et ses villes charmantes, Puis, tout près de Cahors, en guise d'impromptu, Notre chauffeur de car, aux idées fracassantes, Stoppa son véhicule à l'arrêt de Montcuq. L'AUTRE FESTIVAL Le "Festival de Cannes" est un évènement ! Et afin de distraire, en maison de retraite, Résidents désoeuvrés dans leur fauteuil roulant, En déambulateurs, ou qui perdent la tête, Dans la salle à manger il a été prévu Un grand téléviseur de cent-dix centimètres, Pour qu'il profitent tous, en aient un aperçu. La canne anglaise est reine au milieu des ancêtres ! Moralité : Le "Festival des cannes !" MONSIEUR L'ABBÉ Labbé de Latteignant*, poète libertin, Au cours d'un bon repas, se gavant de foie gras, Se fit interpeller par un bénédiction Lui faisant remarquer, ce jour de mardi gras, Péché de gourmandise en ses excès de table ; Mais on connaît l'abbé, buveur et vieux paillard, Au verbe pertinent, aux mots : intarissable, Qui en fit peu de cas, de son air égrillard. Moralité : L'abbé rit cela ne l'atteignant. (Labeyrie - Latteignant.) * (1697 - 1779) BOIRE UN PETIT COUP... Chacun à ses manies selon son habitude ; Ce jeune policier aime bien, le matin, Juste avant son service, en guise d'interlude, Boire un petit vin blanc en suivant son instinct... Moralité : Le blanc du poulet. LE CABRI Dieu qu'il en fait des bonds, mais aussi des voltiges, Ce tout jeune cabri gambadant dans le pré" ; Il tête encor sa mère et c'est sûr ses prodiges Sont sans doute liés à tout le lait goinfré ! Moralité : Un cabri au lait ! LARME. Elle était romantique, extrêmement sensible, Blottie tout contre lui, écoutant ses mots doux. Au creux de son épaule, une larme visible, Glissa sur son visage entre quelques bisous. Moralité : Larme sur l'épaule (L'arme sur l'épaule) L'ART PLASTIQUE. En Corse on est doué dans l'art de l'explosif ; On sait l'utiliser avec bel artifice ; La maîtrise est rodée, le moyen exclusif ; La compétence acquise au fil de l'exercice. Moralité : L'art "plastique" GÂTERIES... La jolie Émilie, dans le petit village, Avait ses habitudes, ne s'en privait pas ; Et André le savait : l'attendait au garage Pour quelques gâteries qu'il trouvait très sympas. Moralité : Je tâte André à la porte du garage. (Je t'attendrai à la porte du garage) ÇA DÉMÉNAGE... Je me souviens c'était un dimanche de Pâques, L'eau n'était pas très chaude en baie de Saint Malo ; Mais ces nageurs bretons, qui se sentaient d'attaque, Étaient très admirés pour leur zèle dans l'eau. Moralité : D'aimés nageurs bretons. (Déménageurs bretons) INFIRMIÈRES EN GRÈVE. Il est de bonne guerre avant les élections De bien manifester pour des augmentations ; Un large mouvement d'infirmières en grève, Vers le gouvernement brandit ainsi le glaive. Moralité : Piqûre de rappel ! LA POSTE EST TIMBRÉE Un dévoué facteur s'est fait réprimander Par sa direction le trouvant trop aimable. Que lui reproche-t-on, sinon d'un peu donner Ce bel humanisme dont on le veut coupable. Moralité : Et le facteur humain ? Simone SIGNORET. Elle débuta tôt dans de tout petits rôles ; C’est son premier mari, le grand Yves Allégret, Qui la fit remarquer, et, au rang des idoles, En comédienne hors pair l’amena au sommet. Modeste, elle pensait n’être que simple actrice, Et n’a jamais cédé au jeu de séductrice. Moralité : Simone s’ignorait. LA NYMPHOMANE Cette fille est vraiment très portée sur l'amour ; Pire qu'une sangsue quand elle tient un homme ; Nymphomane avertie, de nuit comme de jour, Elle est toujours au lit, jamais elle ne chôme. Moralité : La sangsue alitée ! (La sensualité) CHALEUR HUMAINE Tous les après-midi chez la brave Josette, Ses meilleures amies étaient sollicitées Pour déguster le thé et tailler la bavette, Car tout le monde adorait ses générosités. Moralité : Merci pour votre "bon thé". (bonté) |







