jeudi 16 juin 2005
Mes aphorismes et citations.
Par André Laugier, jeudi 16 juin 2005 à 10:48 :: Mes aphorismes.


C'était un paroissien d'enfer : "hâté" d'aller au Paradis ! (08/07/2005)
Quand le mensonge est faux et la vérité sincère, il devient difficile de mentir pour arriver à se faire croire. (08/07/2005)
Et comme on dit "jamais deux sans trois", je n'y vais jamais par "quatre chemins". (08/07/2005)
Je domine assez bien l'art de l'extrapolation : une part de psychologie appliquée et beaucoup d'intuition.
Être haï par un concurrent est pour moi synonyme d'un grand honneur. Si un jour il me trouve sympathique, je n'aurai plus qu'à me mépriser moi-même.
Quand on écrit avec le coeur, la pensée éclaire l'écriture.
Si je crois, c'est que je pense, et si je pense, c'est que mon idée croît.
J'apprends chaque jour ; non pas savoir, mais par curiosité.
La seule chose qu'un amnésique n'oublie pas, c'est qu'il ne se souvient de rien.
Un meurtrier qui se trompe de victime doit être innocenté du crime qu'il n'a pas commis.
La Nature n'a de beau que ce qu'elle n'a de meilleur. Elle nous montre, hélas, parfois, ce qu'elle a de pire.
Rien ne sert de mourir, il faut partir à point.
Le rire sucre les larmes, le poids épice le cholestérol.
J'ai un sommeil tellement léger que lorsque mes paupières deviennent lourdes je parviens à dormir que d'un oeil.
J'ai le sommeil tellement léger que je ne me rends même pas compte que je dors.
Et quand nous nous quittâmes, le manchot me dit "à demain".
Et délivré enfin des morsures du peigne le chauve ébahi admira son crâne à poil.
Considérer une vieille femme c'est honorer son esprit, sachant que rien ne fleurit plus quand les rides du corps rejoignent les rides de l'âme.
Il avait tellement l'habitude du calembour que lorsque Allais écrivait quelques vers satiriques ses amis ne pouvaient s'empêcher de dire qu'il jouait ...l'Êpître.
Je n'ai jamais dit : "Fontaine je ne boirais jamais de "tonneau"; surtout si ce "tonneau" est rempli de Bordeaux !
La camorra est une "pieuvre" qui peut compter sur de nombreux "sous-pions"*.
*(Les soupions sont de petits calamars.)
Dernièrement un ami m'a trahi; je suis profondément déçu moi qui accordait toute ma confiance en son honnête perfidie.
La foule croit, et l'homme cru s'y fie.
J'écris toujours mes rimes au delà de quatre verres.
Comment fait un aveugle pour lire en poésie.
Envers... toute logique!
Au langage des signes sourd un plaisir muet.
Qui n'a jamais péché pour dire "où nos âmes sont?"
Laissons dans notre enfer quotidien une parenthèse de Paradis, et notre pandémonium deviendra un enfer plus tolérable.
Quand on écrit avec le coeur la pensée éclaire l'écriture.
Oui, je suis un tricheur, mais comme je l'avoue, je mens avec sincérité.
Où avez-vous pêché ce drôle d'oiseau? J'ai louché sur ses graines et il m'a apprivoisé!.
Le commencement du gâtisme c'est mélanger les mots dans les répétitions. Le seul avantage, c'est qu'à force de les répéter on mémorise le gâtisme. Devoir de mémoire oblige !
Qu'il est bon de maigrir sans perdre son poids.
En fait rien n'est égal mais tout est comparable.
Je n'ai qu'une vie, et vue que c'est la seule que je possède, je la tiens en très haute estime.
Si mon passé est imparfait mon présent est singulièrement pluriel : de bonne augure pour le futur.
Il faut vivre avec ses défauts pour mieux exploiter ses qualités, puisque c'est dans la carence qu'on soigne l'imperfection.
Je me trouve singulièrement pluriel!
Finir n'est pas "terminer", c'est entretenir l'espoir de donner une suite...sinon finir serait inachevé.
Bien des qualités naissent en les défauts que la sagesse corrige.
Quand une femme se tait : quel cri de joie!
L'éducation est le bon grain. A ceux qui l'on semée on y récolte une bonne culture.
Défauts et qualités se mêlent. Comment séparer un fragment de l'un sans désagréger l'autre?
Il plaça toujours plus haut devant lui le destin. L'ennui : l'échelle n'était pas assez haute.
Ce n'est plus ce qu'il n'y paraît, mais c'est ce qui reste encore.
A la chaleur des mots fraîcheur du calembour.
Je ne dois surtout pas laisser flétrir ma joie comme fane la rose au caprice du temps.
La poésie est une grande Dame, riche d'une monnaie qui n'a plus guère cours.
Rien n'est plus vénérable qu'un mari irréprochable; rien n'est plus vulnérable qu'une femme approchable.
Les kamikazes sont des gens qui sautent de joie dans l'explosion de leur colère.
Je fais honneur au soleil : j'en prends un rayon !
Le fleuve des mes idées naît à la source "saine" de mon inspiration.
Mon inspiration est comme un long fleuve tranquille. Je bois beaucoup! Eh oui! je suis au régime : je m'inspire à la fontaine et je bois l'eau.
La poésie est une grande Dame, riche d'une monnaie qui n'a plus guère cours.
Au lumignon du coeur la mèche est l'étincelle.
L'homme n'est qu'un buvard qui pompe l'écriture; comme au papier carbone il n'est l'original. Tout est dit, tout est fait, sauf la réécriture.
Mon coeur est un esprit qui souffre et puis qui "panse".
La culture est de toute lecture; la culture enrichit par nature.
Ö: vers coquins, amis sans oreilles et sans yeux, Voyez venir à vous l'épicurien des lieux !
La plume trace,
Souvent loquace;
Mentor la gomme,
Si trop d'audace,
Souvent renomme.
Si tu me juges, ami, avec si grands égards,
Sache que je perçois en cette déférence
Apportée au crédit de mes discrets regards,
Un puissant stimulant et bien belle assurance.
La passion coûte cher quand on désire en vivre.
L'amour appartient au futur. Soyez impératif: Aimez!
Les larmes sont devenues si rares qu'on ne pleure plus que de joie.
Le jour où la parité des sexes sera entièrement respectée, la femme sera un homme comme les autres.
Qui n'écoute que d'une oreille devient sourd à la réalité.
On ne peut contraindre personne à participer à un projet que l'on envisage, mais afin de garantir les chances d'avoir le plus de demandes possibles il vaut mieux déclarer : "Qui est pour?" plutôt que : "Qui s'y oppose?".
Ah! la vie si on pouvait en sortir vivant, la mort serait pleine de souvenirs.
Grâce à l'intelligence de l'homme et à l'instinct de la femme, la logique de l'un complète les tendances comportementales versatiles de l'autre.
Le caustique est à la grivoiserie ce que le vulgaire est au grossier.
Ce qui concerne chacun regarde tout le monde.
Témoigner de la pitié c'est augmenter la détresse de l'autre. Un peu comme si, soudainement on le regardait à la loupe plutôt qu'avec des lentilles de contact.
Les petites disputes chez un couple sont souvent nécessaires. Elles procurent le "sel" de la vie. Si la vie était trop "sucrée" nous aurions tous du diabète. Attention à ne pas exagérer quand même car, dans l'autre cas, c'est précisément la "tension" qui nous guette !
Il est toujours cuisant d'essuyer un échec, mais il est plus frustrant si l'on a rien tenté.
La mort ne m'effraie pas le vie est mon remède.
Est-il amour loyal quand la crainte nous flatte?
Mon âme est repentie, mon coeur est un apôtre.
Le mal, l'amour, le bien, dans l'ordre ou le désordre...
De l'un, de lui, de l'autre, auquel doit-on démordre ?
La passion coûte cher quand on désire en vivre. Mais le prix à payer est de belle facture; dans son estimation étant la récompense.
Je crois en la capacité de l'homme et en son incapacité d'agir.
Un point d'exclamation peut parfois mettre un point final à un point d'interrogation.
L'amour est papillon qui se brûle les ailes au lumignon du coeur. Renaît d'une étincelle !
On s'améliore avec le temps, puisque dans la vieillesse de la mémoire s'ajoutant à la dégradation physique, on ne peut qu'avoir la sagesse de la triste constatation.
Dans les allégories s'épanchent bien des confessions de l'âme. C'est le bienfait par l'image contre les maux de l'esprit.
Choisir c'est réfléchir; mais plus on réfléchit moins le choix nous impose.
J'évince tous les mots dont les maux me rapprochent.
La subtilité se moque du gag, la blague se moque de la morale, c'est-à-dire que la moralité de la plaisanterie n'a pour morale en la drôlerie que la légèreté pour distraire, puisque la morale du rire est sans règles quand il n'y a de méchanceté.
La sincérité est, en principe, cet élan du coeur qui est censé être une vertu, mais dont on doit se méfier, tant sa dissimulation perfide peut charmer la confiance des autres.
Le sincérité est une notion de l'existence, mais l'existence nous a enseigné qu'il n'existe de coeur sincère qu'en l'innocence de l'esprit.
Prêter un sentiment est-il toujours sincère,
Dans l'attrait capiteux favorable au moment,
Et le coeur répond-il plus vite en la matière,
Que l'esprit ne raisonne, et plus mesurément ?
La sincérité est un sentiment équivoque travesti, bien souvent, de demi vérités.
Sincère est notre esprit, quand au coeur il s'insère ;
Mais quand bien un fossé peut fausser sa valeur,
Par la nécessité qui le rend nécessaire,
L'allusion à ce mot : illusion de flatteur.
Le privilège de la passion résulte en la bienfaisante opportunité de nous convaincre à en choisir une autre, tant les désirs changent et fuient les habitudes.
En écriture, on ne peut opposer la finesse de l'imagination à la puissance de l'intuition. Pour les conjuguer, le rêve doit exposer l'idée pour que la préfiguration et les apparences prennent corps dans la formulation.
Il ne peut y avoir désert du raisonnement et illumination spontanée par l'image; l'image est toujours formulation de la pensée.
La solidarité c'est l'intelligence du coeur.
Le souvenir est le patrimoine de la mémoire.
Qui connaît ses faiblesses est au courant de sa force.
La poésie est l'or dans un esprit d'orfèvre,
Et les mots sont sertis dans un écrin d'amour,
Afin que leur parure aux passions d'une lèvre,
Nous délivre ces vers sculptés jour après jour.
Je sustente mon sang, mon esprit et ma chair
Au vertige des mots enrichis de lumière,
Colorés d'expressions dans ce langage cher,
Imbu de poésie, et dont ma plume est fière.
La poésie se nourrit aux sources de la prose, et elle s'embellit au concerto des mots.
La poésie est l'architecture des mots,
Le miroir où chatoie l'âme de belles rimes,
Quand la Muse, inspirée, murmure à demi-mots,
Le chant d'amour des vers en les rendant sublimes.
La poésie est la magie des mots, la prosodie est l'alchimie du verbe.
La poésie est la source de l'âme qui donne conscience à la beauté, et générosité en l'amour.
Goûter à la poésie c'est en boire l'onde pure et légère, rafraîchissante de bonheur. Ainsi coulera dans nos veines une source de passion.
La poésie est, en quelque sorte, la musicalité de notre langue. Symbole de la paix et de l'amour, mais aussi de la tristesse et des regrets; elle demeure un oeil ouvert en permanence vers la douleur ou la douceur de vivre, mais ne cesse de nous faire rêver.
L'homme, dans un désir avide de connaître,
Nourrit aux passions ambition de l'âme;
Mêler au fondement les excès pouvant naître,
Peut en briser l'ardeur pour laquelle il s'enflamme.
La poésie est un état de l'être, tandis que la prose est un état d'esprit.
Le luxe de l'homme est en sa liberté d'expression; bien que ce luxe ne soit, souvent, l'apparat et l'excès dans l'orgueil du langage.
On peut avoir plein de poésie dans la tête, mais la main assez gauche pour l'écrire de façon plus adroite.
Les idées sont des mots, ces émaux de l'esprit, en dehors de nos maux, souvent à idées fixes.
L'habit de fait pas le moine, moi ne suis révérant qu'à l'habit des beaux mots. La Magie est la poésie du geste, et la Poésie est la Magie des mots.
http://echos-poetiques.net/textes/ecrire/images/bt_br.png [Saut de ligne] Il faut remuer la vase pour en retirer le ver.
Passion quand tu nous tiens, notre raison vacille,
Peut-on toujours jurer dans l'objectivité ?
Nos sens sont émoussés, et notre esprit frétille
Si, démesurément, le doute est invité.
La raison, philosophie de l'âme, nourrit une ardeur qui peut s'opposer à la passion, si les causes de cette passion, qui se cultivent souvent dans la solitude, ont un appétit plus grand, voire illégitime, pour dépasser l'entendement de nos habitudes cartésiennes.
Une part de vérité épure un monde de mensonges.
Qu attendons nous de la vie ?
Qu'espérons nous de son visage ?
Sinon ce à quoi le poète s'adresse, c'est-à-dire une petite partie que le monde a en lui de meilleur: l'enfance!
Les poètes sont représentatifs de cette époque et de ce laps de temps qui se mélangent pour mieux tromper nos illusions. Ils parviennent à nous faire croire par la magnificence, ou l'innocence de leurs vers, que la beauté et l'amour des choses sont plus réels que le palpable qui n'est qu'un pervers miroir reflétant nos illusions.
L'espoir, la foi, sont des gains véritables; même s'ils ne guérissent toujours, s'y raccrocher devient le médicament indispensable dans l'épreuve. Ils permettent de contenir, quelque peu, la détresse et, surtout, de croire en l'avenir.
La conscience, un jour, nous rappellera à l'ordre et nous fera comprendre qu'en dehors des algarades, souvent dérisoires, mais où aucun n'ose faire le premier pas dans la compréhension de peur de blesser son amour-propre, la vérité c'est tout simplement la Vie, le Coeur et l'Amour dans la réconciliation. Tout le reste est futile.
- Au caprice des mots "gai savoir" est doctrine ;
- Parole est poésie, puis paradis du coeur ;
- Cachons dans la pudeur tout élan qui lamine
- Le concept de "l'éclat" au plaisir du lecteur.
Le conflit est parfois inévitable quand il devient une fonction d'exutoire. Les échanges et la tolérance, dans notre société, perdent les clefs de la probité, favorisés par un individualisme pénétrant, et seule une pugnacité morale à toute épreuve peut parvenir à filtrer toutes ces gênes qui polluent l'atmosphère de notre coeur.
L'écriture est un art: il lui faut un poète.
L'espoir, c'est le temps de le conjecturer et de le revendiquer. Si on accepte de partager cet intervalle de conviction et de foi qui sera ce que nous en forgerons, alors un regard, une pensée, un silence et l'amour nous redonnerons confiance en l'avenir. Rattachons-nous à la Providence; elle nous soutient, nous protège, pour nous conduire à des jours meilleurs dans la conviction de nos attentes pour qu'enfin la lumière en chasse la nuit.
Si le jour nous nuit, la nuit nous a un jour !
- Donnons de simples mots un sens à chaque chose,
- Et ne nous perdons point dans le raisonnement,
- Car à trop raisonner ce calcul nous expose
- A étaler le fiel au lieu du compliment.
L'homme ne peut panser ses plaies qu'à pensée qui lui plait.
L'inspiration est un guide, seule la maîtrise gouverne.
Des pieds si parfaits sont l'oeuvre de Samain !
Beaumarchais avait de l'esprit; quant à vous c'est plutôt de l'humour à bon marché.
L'érudition est comme une plante d'appartement. Elle s'épanouit si elle est cultivée.
La pensée étant ce qu'il y a de plus honorable et de plus fondamental dans l'homme, il est normal que chacun d'entre nous y associe, à un certain moment, un morceau de souffrance puisqu'il nous faut, en quelque sorte, essayer de ressentir des épreuves et des larmes de tout genre, de toute grandeur, et chez toute personne, pour mesurer ce que nous ressentirions nous-même si, un jour de malheur aussi devait nous atteindre. Ainsi, dans la compréhension des autres, notre coeur ne restera jamais indifférent devant l'angoisse vécue par tous ceux qui nous en seront reconnaissants, à un moment précis, quelles qu'aient été les circonstances de leur souffrance.