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  <title>André Laugier</title>
  <description><![CDATA[]]></description>
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  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator></dc:creator>
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<item rdf:about="http://echos-poetiques.net/textes/index.php/2008/05/01/159-mes-poesies-classiques-2">
  <title>Mes poésies classiques (2)</title>
  <link>http://echos-poetiques.net/textes/index.php/2008/05/01/159-mes-poesies-classiques-2</link>
  <dc:date>2008-05-01T11:10:18+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André Laugier</dc:creator>
  <dc:subject>Mes poésies classiques (2)</dc:subject>
  <description>© Photo ODE. 2005.

Tous les poèmes d’André Laugier sont la propriété inaliénable de l’auteur ; certains figurent dans ses ouvrages publiés, ayant un dépôt ISBN légal, les autres...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <br />
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<center><img src="/textes/images/illusionniste1.jpg" alt="" /></center><br />
<center><strong><h0><font color=blue><em>© Photo ODE. 2005.</em></p></strong></center></font></h0><br /><br />

<table width="100%"><table border="4" cellpadding="4" background="http://img16.exs.cx/img16/5448/fde.gif"><tr><td><center><font color="#965B26"><font style="font-family:verdana"><font size="2"><B>Tous les poèmes d’André Laugier sont la propriété inaliénable de l’auteur ; certains figurent dans ses ouvrages publiés, ayant un dépôt ISBN légal, les autres étant protégés par la SDGL. Toute représentation ou reproduction partielle ou intégrale est illicite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droits. (Art. L. 122. 4). Toute contrefaçon par quelque procédé que ce soit constituerait une action sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.<br />

</font></td></tr></table></center><br /><br />


<strong><center><h0><font color="indigo">PROVENCE EN MES REGARDS<br /><br />



Sous l’auguste toiture envahie par le lierre,<br />

Où s’égaient les ramiers dans la douce tiédeur,<br />

Les vieux murs  lézardés offrent un sanctuaire<br />

Aux geckos se mouvant sous le soleil charmeur.<br /><br />



Le souvenir s’attarde au nombre de mes rêves,<br />

Comme un souffle courtois m’invitant, capiteux,<br />

Au flot impétueux d’images bien trop brèves,<br />

Allusives, pourtant, aux accents velouteux. <br /><br />



J’égrène et j’idolâtre un passé où s’exalte<br />

La tendre émotion, et, comme un étranger,<br />

Religieusement, profitant de ma halte,<br />

Le regard envoûté, mon cœur devient léger.<br /><br />



Le soir clément, soudain, me paraît une aurore,<br />

Accueillant, maternel, au secret caressé ;<br />

Sanctifiant mes sens au divin qui colore<br />

La splendeur d’un terroir : revivant mon passé. <br /><br />



Tout à côté des champs le fumet des bruyères,<br />

Ethéré, me parvient, me rappelle le temps<br />

D’une enfance où les jours me semblaient ordinaires,<br />

Tandis que je jouais sous l’éternel printemps.<br /><br />



Un passereau brun clair s’agite à la ramure,<br />

Trille joyeusement comme dans l’Autrefois,<br />

Et semble faire écho, en un plaisant murmure,<br />

À ma chère Provence, à son galant sous-bois.<br /><br /><br /><br />



SOUS LE MEILLEUR CÔTE TÂCHONS DE VOIR LES CHOSES*<br /><br />



Je n’ai jamais passé la vie à me morfondre<br />

Pour un petit souci, nullement important ;<br />

Et, si quelque tracas essaie de me confondre, <br />

D’un revers de l’esprit je le classe partant.<br /><br />



Oh ! il m’arrive bien quelque menue misère<br />

Comme tout un chacun, je ne peux le nier ;<br />

En pareil cas, bien sûr, comme il se doit je gère<br />

Le petit embarras, nullement prisonnier.<br /><br />



Je me fréquente assez en mon imaginaire<br />

Pour parer, modéré, et assez cartésien,<br />

Aux vertus de l’esprit, mon corps en partenaire,<br />

L’un protégeant l’autre et renforçant le lien.<br /><br />



Je suis un optimiste, et telle est ma nature<br />

Pour être en harmonie, sans zèle et sans excès,<br />

A un mode de vie qui est ma signature,<br />

Et offrir à  autrui la clé de cet accès.<br /><br />



Tel est mon jugement et ma philosophie :<br />

Toujours la bonne humeur irrigue mon esprit,<br />

Exigeant de moi-même à ce que je m’y fie,<br />

Confiant en la paix dont mon être est pétri.<br /><br />



Car la « sérénité demeure une conquête »,<br />

Avait écrit Maurois, avec intensité.<br />

Cette citation, j’en ai fait ma recette,<br />

Plus qu’un but, un devoir, dont je suis habité.<br /><br />



L’optimiste est celui qui sait le monde austère ;<br />

Pessimiste est celui qui le voit chaque jour.<br />

L’un rit pour oublier, ainsi il se libère,<br />

L’autre pleure et oublie qu’il faut rire à son tour.<br /><br />



Quelle moralité déduire en épilogue,<br />

Sinon que quelques vers ne peuvent faire naître<br />

Un changement profond. Et, n’étant psychologue,<br />

Je ne peux dispenser que mon propre bien-être.<br /><br /><br /><br />







<em>© SDGL-Échos Poétiques. 2005.</p></em></strong></center></font></h0><br />

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</item>
<item rdf:about="http://echos-poetiques.net/textes/index.php/2008/03/13/158-mes-sonnet-4">
  <title>Mes sonnet (4)</title>
  <link>http://echos-poetiques.net/textes/index.php/2008/03/13/158-mes-sonnet-4</link>
  <dc:date>2008-03-13T19:14:23+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André Laugier</dc:creator>
  <dc:subject>Mes sonnets (4)</dc:subject>
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Tous les poèmes d’André Laugier sont la propriété inaliénable de l’auteur ; certains figurent dans ses ouvrages...</description>
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</font></td></tr></table></center><br /><br />

<strong><em><center><h0><font color="blue">VÉNÉRATION<br /><br />



Ronsard, roi du sonnet et prince des poètes,<br />

Comme Clément Marot, ou monsieur Du Bellay,<br />

Vous donnâtes aux vers l’étendue d’un palais,<br />

Ciselant la mesure en des rimes parfaites.<br /><br />



Enfin Malherbe vint, révélant les facettes<br />

D’une juste harmonie, et prenant le relais,<br />

Faisant sentir au mètre un accord de ballet,<br />

Où le Verbe, dansant, rend les beautés discrètes.<br /><br />



Saint-Amant dans la fougue, et Boileau, souverain,<br />

Dans leur art poétique, et dans l’alexandrin,<br />

Flattèrent sa rigueur, son approche formelle.<br /><br />



Qui mieux que Baudelaire embrassant sa beauté :<br />

Force Pythagorique où l’ordre s’y constelle,<br />

N’y offrit plus d’éclat ; Verlaine en parité ?<br /><br /><br />


CRÉPUSCULE<br /><br />


Le soir pointe son masque et la brise légère,<br />

Se déplaçant vers l’est, chargée d’odeur d’humus,<br />
Répand dans les grands champs, sous l’œil vif de Vénus,<br />

Sa chape ébénéenne, habillant la fougère. <br /><br />



Au loin, sur les sommets, dans le déclin solaire,<br />

Teintant de vermillon de clairsemés nimbus,<br />

Rémiges écartées, deux aigles font chorus,<br />

Planant vers une proie dans le crépusculaire.<br /><br />



Dans ce jour finissant, sous les premières taies,<br />

Écran silencieux absorbant les futaies,<br />

Je laisse mes regards errer au firmament.<br /><br />



Puis, séduit aux vapeurs des clartés dispersées,<br />

J’adresse à la forêt, tel le fait un amant,<br />

Ce baiser solennel : bucoliques pensées…<br /><br /><br />





LE GARLABAN<br /><br />


C’est le lieu de Pagnol : romance à chaque hectare,<br />

Hymne d’un patrimoine inondé de soleil ;<br />

D’Aubagne à Roquevaire un décor sans pareil,<br />

Quand, du chant des grillons, la nature s’empare.<br /><br />


Sillonné de sentiers, par plaisir on s’égare<br />

Entre Allauch et Marseille, et on suit le conseil<br />

De nos sens qui séduits, et toujours en éveil,<br />

Nous convient, envoûtants, au paysage rare.<br /><br />


À partir de la Treille où fleure bon le thym,<br />

Et quand dans les grands pins, dès le petit matin,<br />

Les cigales en nombre y stridulent, languides,<br /><br />


J’ai gravi plusieurs fois l’imposant Garlaban<br />

Sa butte des Pinsots, et ses massifs arides,<br />

En pensant à Marcel, à Lili, gambadant...<br /><br /><br />



UN MATIN DE PRINTEMPS<br /><br />



Quand glisse le matin l’offrande du soleil,<br />

Vers l’heure où l’ombre fuit quand la nuit agonise,<br />

Le poète affecté rend grâce et solennise<br />

Ses aveux alanguis aux bosquets en éveil.<br /><br />



L’azur encor timide, à nul autre pareil,<br />

Quand la clarté dorée sur la brume intronise<br />

Le doux rayonnement qui, dans l’air, vaporise<br />

Son habit de lumière à l’horizon vermeil.<br /><br />



Tel un lit familier d’harmonie que convoite<br />

Mon regard courtisan dans l’atmosphère moite,<br />

Les draps sont un tissu de mélilot soyeux.<br /><br />



Les chênes burinés, vêtus de ramée dense,<br />

S’étendent souverains, branchages orgueilleux ;<br />

Les rossignols, déjà, chantent leur confidence.<br /><br /><br />


QUAND J’OFFRE MON REGARD...<br /><br />


La terre a retrouvé les essences subtiles,<br />

Au berceau du printemps d’intense floraison,<br />

Laissant sur son parcours l’éclat d’une saison,<br />

Au jardin de mon cœur, en mes émois fébriles.<br /><br />



Mille fleurs de velours, aux pétales graciles,<br />

Comme un baiser troublant égarent ma raison ;<br />

Fiançailles du ciel au sein d’une oraison<br />

Où médite mon âme et des pensers tranquilles.<br /><br />



Mon regard s’offre au ciel, aux champs et au secret<br />

Des couleurs, des parfums quand j’observe, à l’adret,<br />

Un cours d’eau vagabond qui habille l’herbage.<br /><br />



Et le vert céladon des rameaux généreux,<br />

Abrite les pinsons, dont le charmant plumage<br />

Reçoit les premiers rais d’un soleil amoureux.<br /><br /><br />



MES REGARDS SONT RÊVEURS<br /><br />



La rosée du matin offre une perle aux fleurs,<br />

Dont chaque goutte accorde un cristal aux pétales,<br />

Et irise les prés des terres provençales,<br />

Quand les rayons naissants accentuent les couleurs.<br /><br />



Les tilleuls, alentour, exhalent leurs senteurs,<br />

Arômes parfumés d’essences pastorales,<br />

De miel qui se répand aux douceurs matinales,<br />

En embaumant l’azur de courants séducteurs.<br /><br />



Mes regards sont rêveurs aux bienfaits de la bise ;<br />

Moments révélateurs quand le cœur poétise<br />

En muet interprète aux sources du bonheur.<br /><br />



L’éclat incarnadin des roses n’est que grâce ;<br />

Les grappes de genêts dressent, dans la tiédeur,<br />

Leurs rameaux flavescents où le soleil s’enchâsse.<br /><br /><br />



MAÎTRES AU CHANT ROYAL<br /><br />



Poètes du passé, sur un lit d'immortelles<br />

Vos vers semblent danser et défier le Temps ;<br />

Et, comme un Chant Royal au parfum de printemps,<br />

Tous vos glorieux noms fleurissent sur vos stèles...<br /><br />



Je respire aux beautés des rimes éternelles,<br />

Aux mètres réguliers, dont le charme d'antan<br />

A marqué mon esprit, quand mon coeur palpitant<br />

S'abandonne à l'envie de vos plumes modèles.<br /><br />



Au sein de vos recueils je m'attarde, pensif,<br />

Pénétré d'un esprit serein et intensif,<br />

Déchiffrant les secrets que ma raison présume.<br /><br />



Dieu, quelle intensité dans l'ornement formel,<br />

Instruit par vos talents consommés où j'exhume<br />

Le si doux parangon au pied de votre Autel.<br /><br /><br />


LE BOUTE-EN-TRAIN<br /><br />



Je suis né pour l’humour dans l’amour de l’humeur,<br />

Humant amène, amant, quand se pâme mon âme<br />

Dans les moments charmants au bonheur que réclame<br />

Mon trait moqueur, farceur, du parfait pasticheur.<br /><br />



Dans mon comportement, dévotement rimeur,<br />

Dont l’engouement dément me convie et m’acclame,<br />

Fabulateur, brodeur, oseur, si je me pâme,<br />

C’est bien l’ego farceur qui m’attire : charmeur.<br /><br />



Gourmand du mot qu’il soit paronyme, homonyme,<br />

S’il imprime et exprime un côté ricaneur,<br />

Magnanime, il me charme et devient synonyme<br /><br />



D’un transport amoureux, anonyme, enjôleur,<br />

Que je signe en mon nom et pas d’un pseudonyme :<br />

Marque d’un boute-en-train tout à fait légitime.<br /><br /><br />



QUAND LE SONNET ME SONNE<br /><br />



J’ai rimé au sonnet sa forme canonique,<br />

Le libérant, aussi, de son carcan légal,<br />

Sans trahir, toutefois, son esprit magistral,<br />

Son statut rigoureux et son côté mythique.<br /><br />



Conforme au rituel, à son emblématique,<br />

Ce n’est que sur le fond, qu’un peu chirurgical,<br />

Sacrifiant l’effet souvent transcendantal,<br />

J’ai remplacé l’épique en farce drolatique.<br /><br />



Je lui ai fait jouer un rôle plus zélé,<br />

Déridant son aspect classique, auréolé<br />

D’un solennel blason lesté de conformisme.<br /><br />



Au fleuron de mes mots, parodie, calembour,<br />

Pastiche, badinage, et un peu d’onirisme,<br />

Ont cédé à ce chant grande place à l’humour.<br /><br /><br />



PARODIE AU SONNET<br /><br />



J'ai fait rimer ces pieds un peu en sens contraire,<br />

Contraire au règlement qui doit régir les vers,<br />

Vers ainsi bousculés, au style téméraire,<br />

Téméraire et badin aux choix les plus divers.<br /><br />



Divers sont les motifs que ma Muse tolère,<br />

Tôt l'aire de ce jeu y couchant à l’envers,<br />

Envers et contre tout la rime que je gère :<br />

J'erre, souvent conquis, dans l'abstrait, de concert.<br /><br />



Concert exubérant, excitant le propos,<br />

Propre au mètre frondeur dont je suis le suppôt,<br />

Suppôt respectueux d'humour de comédie...<br /><br />



Comme est dit maintenant le fond de ma pensée,<br />

Pensez mes chers Lecteurs que cette parodie,<br />

Pare au "dit" qu'on dira, n'est pas si insensée.<br /><br /><br />


AU VELOURS DES SAISONS<br /><br />

Au versant d’un coteau inondé de lumière,<br />

Où, sous un soleil d’or, me parvient le bouquet<br />

Des fines fleurs des champs, dès le potron-jaquet,<br />

J’aperçois les maquis de pampres et de lierre.<br /><br />

Au fond de la vallée s’épand, hospitalière,<br />

Une treille aux rameaux feuillés d’aspect coquet,<br />

Dont un raisin muscat bénira au banquet<br />

Des vignerons heureux au sein de leur chaumière.<br /><br />

Les collines coudoient, de leur calme contour,<br />

Un paysage agreste, inégal au labour ;<br />

Rocailleux, mais du ciel ayant la providence.<br /><br />

Le velours des saisons, conquérant et galant, <br />

Séduit plus d’un poète au cadre ensorcelant,<br />

Ayant pour compagnon le pinson en romance.<br /><br /><br />


UNE GÊNE EXQUISE*<br /><br />



Sonnet tu m’as élu au balcon des poètes,<br />

M’accordant, bienveillant, les clefs de ton esprit ;<br />

Me révélant ton souffle au sentiment compris<br />

D’avoir franchi le seuil d’exigeantes conquêtes.<br /><br />



Au corset bien étroit de tes rimes coquettes,<br />

L’écho parle à l’écho, et le mètre s’inscrit,<br />

Deux fois se réfléchit au mouvement construit,<br />

Pour former cet écrin aux syllabes parfaites.<br /><br />



De là tient ton génie : toute ta fonction.<br />

Telle une architecture où l’implication<br />

Doit griffer, cohérente, en fond et puis en style.<br /><br />



Si l’on souffre, parfois, de ton côté formel,<br />

Cette gêne permet un envoi solennel<br />

Pur conclure, brillant, au concetto fertile.<br /><br /></em>


 * Intitulé emprunté à Paul Valéry parlant de la fonction poétique.</em><br /><br /><br />




<em>PER MOUN PAÏS<br /><br />

Musique du printemps qui rythme ma Provence,<br />

Au son des galoubets, au bruit des tambourins,<br />

Dont l’écho se répand de Maillane, en refrains,<br />

Et traverse la Crau jusqu’à Saint-Paul-de-Vence.<br /><br />

La terre, le ciel, l’eau, jouent de leur influence,<br />

Epousent l’horizon, l’odeur des romarins ;<br />

Dans les bosquets fleuris, délectables écrins, <br />

Chardonnerets, linots, y chantent leur romance.<br /><br />

Loin de l’effort humain, au pays de Mistral,<br />

De Daudet, de Giono, dans un azur sans ride,<br />

Le pourpris qui m’entoure en devient théâtral.<br /><br />

En un tel paradis qui me rend indolent,<br />

Sous un soleil jumeau  Julie aimait Ovide,<br />

Et Virgile aurait pu y signer son talent.<br /><br /><br />


SONNET PASTORAL<br /><br />

J’idolâtre en secret, au milieu des guérets,<br />

Le sein harmonieux de l’intime nature, <br />

Et il plait à mes sens, gourmands de sa peinture,<br />

D’imprégner le regard et l’ouie guillerets,<br /><br />

Partagés aux doux chants des beaux chardonnerets,<br />

Ainsi qu’aux teints pastels offerts en couverture.<br />

Or, déjà le soleil étend sa chevelure,<br />

Vaste océan de vie collectant dans ses rets,<br /><br />

Les tapis de verdure – alchimie de lumière –,<br />

Entre les coteaux bleus couronnant la chaumière,<br />

Offrant aux papillons un refuge constant.<br /><br />


Et le ciel voit fleurir, près d’un ruisseau qui coule,<br />

Un champ de boutons d’or, doucement s’agitant,<br />

Caressés par le brise, et semblable à la houle<br /><br /><br />


À RONSARD<br /><br />

Le coeur du grand Ronsard n'a point battu égal<br />

Ni pour Marie, Cassandre, ou bien encor Hélène ;<br />

Sous l'érudit païen, la plume souveraine<br />

D'un poète élégiaque au style magistral,<br /><br />


Se cachait l'autre amour, orné de fin cristal,<br />

Un amour cultivé en une foi soudaine,<br />

En qui l'homme voyait cette image sereine<br />

Apparue en l'Église, épouse au coeur loyal.<br /><br />


Temps où la Vérité s'écrivait en poèmes,<br />

D'une Muse charnelle embrassant de beaux schèmes,<br />

Tout en les mariant, riches d'esprit Divin.<br /><br />


Ronsard, Maître de l'Art et prince des poètes,<br />

Chaud de mythologie, royal et puis mondain,<br />

Tu louas Théocrite en tes Odes parfaites.<br /><br /><br />


À LAMARTINE<br /><br />

Le chant mélodieux des vers de Lamartine<br />

Qu'une grâce feutrée émeut en pureté,<br />

Offre la résonance et l'écrin de beauté<br />

À des bouquets fleuris que sa plume butine.<br /><br />


Poète romantique aux Odes que destine<br />

Un goût perlé d'amour et d'Immortalité,<br />

Ses élégies d'espoir, pensées d'Éternité,<br />

Témoignent pour Julie cette image divine.<br /><br />


Messager de la foi et de l'Isolement,<br />

"Dans les plaines de l'air" il cueille intensément<br />

Les Méditations du Lac et de l'Automne.<br /><br />


La Nature y prend forme au jeu du chatoiement ;<br />

La secrète unité de l'âme s'abandonne<br />

D'accords musiciens au mètre performant.<br /><br /><br />


L'ATELIER DE VÉNUS<br /><br />

Maîtresse, auprès de vous j'ai brûlé mille flammes<br />

Aux désir les plus fous, aiguisant mes instincts ;<br />

Permettez que je flatte aux côtés libertins,<br />

Vos fougueuses ardeurs d'entre toutes les femmes.<br /><br />

Mutine je vous sais dans les jeux et les gammes,<br />

Transpirant un amour charnel où les satins<br />

Habillant vos dessous, fascinants et mâtins,<br />

Inspirent l'indécence et égarent les âmes.<br /><br />

Au blason truculent, priapique et paillard,<br />

Je loue, impertinent, dans l'esprit égrillard,<br />

L'atelier de Vénus, gourmande friandise,<br /><br />

Sans morale et offert à la lubricité.<br />

Maîtresse, auprès de vous l'amour se poétise,<br />

Et tout comme en les vers vous avez du doigté.<br /><br /><br />


EN MES REGARDS<br /><br />


Le murmure incessant des feuilles qui s’agitent,<br />

Se mêlant, au lointain, aux gazouillis d’oiseaux,<br />

Avivé par la brise ondulant les roseaux,<br />

Chante une mélodie dont âme et cœur héritent.<br /><br />


Dans une symphonie de couleurs qui abritent<br />

L’empire délicat, entouré de closeaux,<br />

Les haies sont d’émeraude et taillées en fuseaux :<br />

Autant de parements que les yeux sollicitent.<br /><br />


Comme un couronnement à cette apothéose,<br />

Un rustique bassin, tout près d’un laurier-rose,<br />

Fait miroiter dans l’eau un boulot argenté.<br /><br />


Le soleil printanier, dans le frisson de l’onde,<br />

De ses rais flavescents la nature féconde,<br />

Tandis que mes regards fleurissent de fierté.<br /><br /><br />


À TRAVERS LE TEMPS RÉPONSE D'UN POÈTE À UN AUTRE<br /><br />

SULLY PRUDHOMME<br /><br />

AUX POÈTES FUTURS<br /><br />

Poètes à venir, qui saurez tant de choses,<br />

Et les direz sans doute en un verbe plus beau,<br />

Portant plus loin que nous un plus large flambeau<br />

Sur les suprêmes fins et les premières causes ;<br /><br />

Quand vos vers sacreront des pensers grandioses,<br />

Depuis longtemps déjà nous serons au tombeau ;<br />

Rien ne vivra de nous qu’un terne et froid lambeau<br />

De notre œuvre enfouie avec nos lèvres closes.<br /><br />

Songez que nous chantions les fleurs et les amours<br />

Dans un âge plein d’ombre, au mortel bruit des armes,<br />

Pour des cœurs anxieux que ce bruit rendait sourds ;<br /><br />

Lors plaignez nos chansons, où tremblaient tant d’alarmes,<br />

Vous qui, mieux écoutés, ferez en d’heureux jours<br />

Sur de plus hauts objets des poèmes sans larmes.<br /><br /><br />

REPONSE AU PASSÉ, ET A SULLY PRUDHOMME<br /><br />

ANDRÉ<br /><br />

Deux siècles vont bientôt, au parcours de l’histoire,<br />

Sculpter l’albâtre pur de ton sonnet songeur,<br />

Adroit et intuitif, immense et louangeur,<br />

Et témoin d’une époque au ton réquisitoire.<br /><br />

Cher Poète défunt, ton mètre évocatoire<br />

Où coulait le dessein d’un futur de grandeur,<br />

N’est point la poésie sensible à la douceur<br />

Que tu imaginais, dont tu louais la gloire.<br /><br />

Les cœurs sont épeurés, et l’agressivité<br />

Dont l’homme est aveuglé, toujours se manifeste<br />

En une fatuité masquée de charité.<br /><br />

Nous ne ferons jamais un nouveau palimpseste<br />

Où nous pourrions graver des mots en fleur d’amour,<br />

Si ce n’est dans le rêve, et où l’altruisme est sourd.<br /><br /><br />

ENTRE BIÈRE ET PASTIS<br /><br />

L'accueil des Gens du Nord, chaleureux et sincère,<br />

Donne du baume au coeur quand on vient du Midi ;<br />

Ils aiment notre accent, et moi leur bonne bière<br />

À partager auprès d'un grand verre brandi.<br /><br />

Et qui dira encore, et de façon légère,<br />

Que les tempéraments créent un climat tiédi,<br />

Lorsque l'on est reçu de façon du "tonnerre"<br />

Par des Chti's cordiaux, adorables pardi !<br /><br />

Je n'ai jamais douté, loyal à leur contact,<br />

De leur sincérité dont je ressens l'impact,<br />

Quand l'opportunité me conduit jusqu'à Lille.<br /><br />

Ils apprécient aussi mon expansivité,<br />

Et nos relations sont d'un accord facile,<br />

En trinquant à la bière ou au pastis teinté !<br /><br /><br />


SOUVENT DANS CES PENSÉES…<br /><br />

Mon cœur est amoureux et mon âme y fait naître<br />

Comme un phare céleste au rayon coruscant,<br />

La douceur sur mon front, où s’inscrit convaincant,<br />

Un chant de poésie, d’harmonie, de bien-être.<br /><br />


J’entends la voix Sacrée, cette voix qui pénètre<br />

Au plus profond de moi en me communiquant<br />

Un bouquet de pensées, où mon pouls capricant<br />

D’émotion, de foi, bat pour le reconnaître.<br /><br />


Souvent, dans ces desseins, j’accuse ou j’applaudis ;<br />

Dans de grands sentiments j’accepte ou contredis,<br />

Selon l’heure et le Temps l’intrigue de l’Arcane ;<br /><br />


Il suffit d’un regard pour guider mon chemin,<br />

Et ma Muse en tutelle, une fleur de jasmin<br />

En offrande, au parfum, en devient courtisane.<br /><br /><br />


TOUT PRES DU GARLABAN<br /><br />
 
Collines s’élevant entre Allauch et Aubagne,<br />

Chemins de randonnées menant au Garlaban,<br />

Bordés de romarin, de thym qui, en ruban,<br />

Abritent les grillons que leur chant accompagne.<br /><br />



Ces sentiers de Pagnol, d’un pays de cocagne,<br />

Dont souvent le mistral, les massifs surplombant,<br />

Balaie violemment les pins comme un hauban,<br />

Soumet à son caprice impulsif la campagne.<br /><br />



Mêlée de gris, de vert et d’ocre rutilant<br />

Quand le soleil flamboie, généreux et brûlant,<br />

La garrigue s’émeut, la roche est de lumière.<br /><br />



Le murmure apaisant des insectes discrets,<br />

En un chœur poétique, et au « Temps des Secrets »,<br />

Dispense à ma Provence effet d’un sanctuaire.<br /><br /><br />



<em><center>© SDGL - Échos poétiques. 2005.</p></em></strong></center></font></h0><br />

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</item>
<item rdf:about="http://echos-poetiques.net/textes/index.php/2008/02/11/157-mes-fables-express-7">
  <title>Mes fables-express (7)</title>
  <link>http://echos-poetiques.net/textes/index.php/2008/02/11/157-mes-fables-express-7</link>
  <dc:date>2008-02-11T12:17:37+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André Laugier</dc:creator>
  <dc:subject>Mes fables express (7)</dc:subject>
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Reproduction interdite sans demande d'accord préalable.</p></strong></font></h0></center><br />
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<strong><em><h0><font color="green"><center>TCHAO L’ANCIEN !<br /><br />



Patrick Poivre d’Arvor tire sa révérence,<br />

Lui qui durant vingt ans anima TF1 ;<br />

C’est un coup de Jarnac, une vraie manigance<br />

Décidée en « haut lieu », appliquée en commun.<br /><br />



Moralité :<br /><br />



C’est douloureux d’être renversé par une Ferrari !<br /><br /><br />



LE CANARD ENCHAÎNÉ<br /><br />

Le "Canard Enchaîné" est journal satirique ;<br />

On ne s'y prive pas de dévoiler les faits<br />

Qui, sans ses chroniqueurs traquant la politique,<br />

Ne nous feraient tant rire, incisifs et parfaits.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

On se "marre au canard."<br /><br /><br />

 MÉPRISE<br /><br />

Sûrement il s'agit d'une grande méprise,<br />

Le Pentagone a cru acheter des Boeing(s) ;<br />

Dans son empressement a suivi la surprise,<br />

Puisque Airbus fut choisi : erreur dans les shopings.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

Ils ont cru avoir des "Airbush" !<br /><br /><br />

LA MÉSAVENTURE DU PERROQUET<br /><br />

Au zoo, ce soir là, le gardien oublia<br />

De mettre le chauffage en la ménagerie.<br />

C'était en plein hiver : l'ara se résigna,<br />

Luttant contre le froid, pestant à l'incurie.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

L'ara caille !<br /><br /><br />

LE BOOKMAKER<br /><br />

Il prend tous les paris sur les grands champs de course,<br />

Ce bookmaker véreux, franchement écoeurant ;<br />

Sa pratique est douteuse, en plus il joue en bourse,<br />

Tout l'argent des "clients" : il n'est pas transparent !<br /><br />

Moralité :<br /><br />

Ce bouc m'écoeure !<br /><br /><br />

LAETICIA CASTA<br /><br />


Elle est un peu frustrée, et on la comprend bien,<br />

Car Laeticia Casta, notre actrice de charme,<br />

N'a jamais décroché un César qui soit sien ;<br />

Elle en rêve, pourtant, en versant une larme...<br /><br />


Moralité :<br /><br />


Pour Casta niet !<br /><br /><br />


LES ALLIÉS<br /><br />


Sarko a toujours vu en Bush un allié,<br />

Et, réciproquement, Bush aussi le courtise ;<br />

L'un en l'autre aperçoit l'ami privilégié,<br />

Car pompeux tous les deux, chacun s'idéalise.<br /><br />


Moralité :<br /><br />

Deux alliés nés.<br /><br /><br />


LA CAME<br /><br />


Dans un récent rapport au conseil des ministres,<br />

Il a été prévu, dans le statut pénal,<br />

De condamner plus fort les dealers bien sinistres ;<br />

Pour les consommateurs : un suivi médical.<br /><br />


Moralité :<br /><br />


Du toxico : la came isole !<br /><br /><br />


LOI ANTI-TABAC (Première victime)<br /><br />



Résistant acharné, et un peu hors la loi,<br />

Ce fumeur, dans un pub, soudain s'en grille une ;<br />

Mais c'était sans compter qu'il n'y a passe-droit,<br />

Et le "videur" des lieux lui fila une prune.<br /><br />



Moralité :<br /><br />



À fumer on risque un passage à tabac.<br /><br /><br />






TOUCHER À L'ESSENCE DE LEUR MÉTIER<br /><br />



Plus d'alcool, désormais, pour les stations-service ;<br />

Les pompistes-gérants ont la morosité,<br />

Cette interdiction est bien provocatrice <br />

Et les intéressés y voient calamité !<br /><br />



Moralité :<br /><br />



Un véritable coup de pompe.<br /><br /><br />






LE DEVOIR DE MÉMOIRE<br /><br />



Sans concertation, bien loin de rassembler,<br />

Sarko s'est illustré, s'offrant à la critique ;<br />

Et elle vient de haut : elle est charismatique,<br />

Puisque Simone Veil vient sitôt l'épingler.<br /><br />



Moralité :<br /><br />



Il n'a pas le shoah, Simone veille.<br /><br /><br />






TERMINATOR<br /><br />



Arnold Schwarzenegger quittant le cinéma,<br />

Lorsqu’il choisit alors d’entrer en politique,<br />

A fait cette remarque, un jour à Panama,<br />

Devant les caméras, d’une voix métallique :<br />


« Peut-être que je termine à tort ma carrière d’acteur ! »<br /><br /><br />






LE SALON DE L'AGRICULTURE DU PRÉSIDENT<br /><br />



Dans le gouvernement c'est le plus grand silence,<br />

Devant le dérapage où notre président<br />

S'est lâché en public, allant dans l'insolence ;<br />

On comprend que cela devienne incommodant<br /><br />



Moralité :<br /><br />



Un tour de cochon ça "détruit" !<br /><br /><br />






LE SALON DE L'AGRICULTURE DU PRÉSIDENT (2)<br /><br />



L'incident Sarkozy a fait couler de l'encre,<br />

Et l'ensemble du clan de son gouvernement,<br />

Les visages fermés ont peur que ne s'échancre<br />

Davantage leur côte en cet évènement.<br />

Si aucun d'eux n'en rit, les médias s'en amusent ;<br />

Les sites sur le Net "le petit con" diffusent.<br /><br />



Moralité :<br /><br />



Ah ! la vache, qui rit ?<br /><br /><br />






JAMAIS EN PROTESTANT<br /><br />



Le Pape mécontent, sur la place Saint-Pierre,<br />

De voir des jeunes gens vers lui, manifestant,<br />

N'a pu que contenir une brève colère,<br />

Irrité, mais très digne, et jamais protestant.<br /><br />



Moralité :<br /><br />



Le Pape s'en va... tiquant !<br /><br /><br />


CELA VA DE SOIE... <br /><br />



Dans cette dernière filature de soie <br />

L'avenir est très sombre... et tous les ouvriers<br />
 
On cette question, quand chacun se côtoie : <br />

Jusqu'à quand pourra-t-on travailler les mûriers ? <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Rien ne va de soie quand on file un mauvais coton. <br /><br /><br />


Bernard LAGAFFE <br /><br />


POUR LES MUNICIPALES <br /><br />



Bernard Laporte dans les gaffes se surpasse, <br />

Les cumulant, c’est sûr, bien plus que les « essais ».<br />
 
Lors de ses vœux aux députés, ce fut cocasse, <br />

Quand, devant les sénateurs, dans ses excès, <br />

Et confondant partis de gauche, et ceux de droite, <br />

S’adressant aux premiers, mélangeant les élus, <br />

Avec grand sérieux, de façon maladroite,<br />
 
Leur promit son appui sous les rires prévus ! <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Pour les gaffes Laporte est grande ouverte. 

<br /><br /><br />


LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE <br /><br />



Le grand patron Bouton, abusé par Kerviel, <br />

Est heureux de savoir l'homme en détention*, <br />

Se disant abusé, et sous la pression* <br />

Des médias, au delà d'un côté matériel. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Ce Bouton n'admet pas les pressions. <br /><br /><br />





LES MANCHOTS <br /><br />



Il fait fichtrement chaud pour la saison au pôle ! <br />

Les glaciers ne sont plus ce qu'ils étaient avant ; <br />

Les manchots dépités en sont tout un symbole, <br />

Eux qui, rompus au froid, trouvent ça éprouvant. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Fichtrement chaud ! (Fichtre manchot) <br /><br />

</strong></em><h0></font></center>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://echos-poetiques.net/textes/index.php/2007/08/16/155-mes-fables-express-6">
  <title>Mes fables express (6)</title>
  <link>http://echos-poetiques.net/textes/index.php/2007/08/16/155-mes-fables-express-6</link>
  <dc:date>2007-08-16T08:13:52+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André Laugier</dc:creator>
  <dc:subject>Mes fables express (6) (NEW)</dc:subject>
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<center><a href="http://annuaire.annevalerie.com/" target="_blank"><img src="http://annuaire.annevalerie.com/logos/anne_valerie_logo_cadre.gif" border="0" alt=" Anne Valérie Annuaire "></a></center><br />

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<br />


<strong><em><h0><font color="green"><center>TATI ET TATA<br /><br />



Nous avons eu Tati et ses prix les plus bas,<br />

Et voilà que Tata, avec l'automobile,<br />

Va faire son entrée, présageant un tabac !<br />

L'un est dans le bazar, l'autre déjà jubile.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

Il a franchi le pas Tati, il va sauter le pas Tata.<br /><br /><br />


LE CANARD ENCHAÎNÉ<br /><br />



Le Canard enchaîné est futé, satirique ;<br />

Jamais assujetti ni soumis au veto<br />

Comme d'autres journaux, toujours à sens unique,<br />

Dépendant du Pouvoir, laquais de l'Aristo.<br /><br />



Moralité :<br /><br />



Indépendant : jamais canard "laquais" !<br /><br /><br />





Johnny HALLIDAY POUR NOËL<br /><br />



Ah ! qu’il n’est pas radin le Johnny Hallyday ;<br />

A ses petits neveux, à ses petites nièces :<br />

Cinq mille euros au grands : ils boivent petit lait.<br />

Et deux mille aux petits, Dieu que de largesses !<br /><br />



Moralité :<br /><br />



5000 aux grands et <ins> «aux p’tits que 2000 » !</ins> <br /><br /><br />





ÉCRIRE AVEC LES PIEDS<br /><br />

Le comptage des pieds au sonnet est sacré ;<br />

Comme le vers final que l'on nomme la "pointe",<br />

Et qui doit résumer, puissant, équilibré,<br />

Le poème en entier, tel une pièce jointe.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

La "pointe" des pieds.<br /><br /><br />


NOS TOUTOUS<br /><br />

Ce qui se vend le plus, apprécié du chien,<br />

Ce sont ces os pressés, et plein de vitamines,<br />

Que nos amis canins croquent au quotidien ;<br />

Et chaque toutou, après, s'en lèche les babines.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

Pour les chiens : un vrai "sacerdoce". (Ça sert d'os).<br /><br /><br />

LES BRONZÉS<br /><br />

Quelle belle virée pour Sarko à Louxor ;<br />

Lui et Carla Brubi, après ce beau voyage,<br />

Sont revenus bronzés, son amie le visage<br />

Complètement bistré auprès de son sponsor.<br /><br />


Moralité :<br /><br />

Carla brunie.<br /><br /><br />

LE DADA DE SARKOZY<br /><br />

C’est le nouveau dada du père Sarkozy :<br />

Supprimer simplement sur toutes les voitures<br />

Nos bons départements… Pourquoi avoir choisi<br />

D’amputer sur nos plaques aux autos leurs parures ?<br /><br />

Moralité :<br /><br />

C’est ce qui s’appelle être à côté de la plaque ! »<br /><br /><br />


FAIT POUR DURER<br /><br />

Un croque-mort aimait follement son travail,<br />

Si bien qu'il décida fonder son entreprise :<br />

Fabrique de cercueils, dans un bel éventail<br />

De modèles soignés pour que chacun séduise.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

Le services des os.<br /><br /><br />



NON-FUMEURS<br /><br />



Ils sont exacerbés les patrons buralistes,<br />

Voyant diminuer le nombre des clients<br />

Ne pouvant plus fumer leurs clopes salvatrices,<br />

Et désertant souvent leurs établissements.<br /><br />



Moralité :<br /><br />



De qui smoke t-on ?<br /><br /><br />





QUI VEUT VOYAGER LOIN MÉNAGE SES "MONTURES"<br /><br />



Pour un euro de plus vous aurez les deux paires !<br />

Le "tchin-tchin d'Afflelou n'est pas si innocent ;<br />

Ses montures, on le sait, sont bien souvent précaires,<br />

Fabriquées en séries en Chine à prix cassant.<br /><br />



Moralité :<br /><br />



Pour Afflelou : "Chine-Chine" !<br /><br /><br />





Jean Claude GAUDIN<br /><br />

 

Toujours content de lui le Maire de Marseille ; <br />

Sourire étincelant et bon mot à la bouche ; <br />

Du matin jusqu'au soir le "Ravi" s'émerveille, <br />

Béat et paradeur, jusqu'à ce qu'il se couche. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Un Ravi au lit.<br />
<br />
<br />


IL SOUFFLE LE SHOW ET LE FROID <br /><br />



Le petit Sarkozy devant les journalistes, <br />

Se voulait confiant, convaincant, souriant ; <br />

Mais sourire un peu jaune, au vu des annalistes, <br />

Jouant carte forcée, demeurant sémillant. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Le Nain jaune.<br /><br /><br />





L'ARBRE GÉNÉALOGIQUE<br /><br />



Noël est entiché de généalogie ;<br />

Il affine souvent, allant sur Internet,<br />

Ses recherches sans fin, quêtant l'analogie,<br />

Sur son arbre graphique où tout n'est pas très net...<br /><br />



Moralité :<br /><br />



L'arbre de Noël<br /><br /><br />


LE KARATEKA<br /><br />



Il a toujours rêvé d’être en haut de l’affiche<br />

Ce fier karatéka qui n’a jamais percé.<br />

Il a l’ambition, mais n’est pas très fortiche<br />

Pour s’imposer en maître : il est trop distancé.<br /><br />



Moralité :<br /><br />



Un cas raté.<br /><br /><br />

LA CROQUEUSE<br /><br />



Annick est belle fille, et matoise le sait ;<br />

C’est une vraie tombeuse, elle aguiche les hommes ;<br />

À son tableau de chasse, engrange les succès.<br />

Bêcheuse et sûre d’elle, elle est fière la môme !<br /><br />



Moralité :<br /><br />



Elle roule les mecs, Annick.<br /><br /><br />


LITTÉRATURE<br /><br />



Cet auteur met du temps pour commettre un roman ;<br />

Il reprend plusieurs fois certains de ses chapitres ;<br />

Il rature souvent, annote infiniment,<br />

Pour polir son travail... jusqu'à revoir les titres.<br /><br />



Moralité :<br /><br />



Pour réussir : lis tes ratures !<br /><br /><br />


LE POLO<br /><br />



Il est un grand champion dans cette discipline<br />

Que l'on nomme Polo, et où les cavaliers<br />

Munis de longs maillets, qu'une balle taquine,<br />

Doivent l'expédier face aux buts enviés.<br /><br />



Moralité :<br /><br />



Il marque au polo !<br /><br /><br />





EMPRISE<br /><br />



On sait depuis longtemps que de nombreux artistes,<br />

Des intellectuels, faisant feu de tout bois,<br />

Se choutent, se piquent... un brin irréalistes,<br />

Recherchant une "extase", un certain bien en soi...<br /><br />



Moralité :<br /><br />



Ils s'extasy !<br /><br /><br />


Maurice BÉJART<br /><br />


Béjart nous a quitté, grand découvreur d'étoiles<br />

De la chorégraphie. Créateur de talent,<br />

Ses ballets resteront, lui qui a mis les voiles<br />

Pour rejoindre, là-haut, d'autres danseurs du clan.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

Au ciel, il découvre d'autres étoiles.<br /><br /><br />


DUR D'ÊTRE OPPOSANT !<br /><br />

L'opposant Kasparov est à nouveau en tôle<br />
Pour avoir seulement osé prendre parti<br />
Contre le Tsar Poutine, adepte au monopole,<br />
Et vouant à l'échec un rival averti.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

Échec et mate !<br /><br /><br />


N'OUBLIONS PAS !<br /><br />

Combien de malheureux, à l'approche des fêtes,<br />

N'auront pas les moyens pour un repas décent ;<br />

Tandis que le caviar, le foie gras, les paillettes,<br />

Pour nombreux galetteux sera réjouissant !<br /><br />

Moralité :<br /><br />

Aux pauvres : Sans foie, ni l'oie.<br /><br /><br />

MAUVAISE MINE<br /><br />

Il pensait au talent, se croyant fine plume,<br />

Mais il n'était, hélas, qu'un bien piètre crayon ;<br />

La critique, souvent, lui dressait un costume :<br />

Il l'ignorait, superbe, en simple écrivaillon.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

Écrire avec une mauvaise mine.<br /><br /><br />


CONTRAT D'ESSAI <br /><br />

Ce grand patron zélé d'une assurance obsèques, <br />

Vante le capital de ses contrats-décès ; <br />

Mais trop infatué, attiré par les chèques, <br />

Il 'obtient pas toujours, déplaisant, des succès . <br /><br />

Moralité : <br /><br />

Quelle... morgue !<br /><br /><br />


N'OUBLIONS PAS ! <br /><br />

Combien de malheureux, à l'approche des fêtes,<br />
 
N'auront pas les moyens pour un repas décent ; <br />

Tandis que le caviar, le foie gras, les paillettes, <br />

Pour nombreux galetteux sera réjouissant ! <br /><br />

Moralité : <br /><br />

Aux pauvres : Sans foie, ni l'oie.<br /><br /><br />


TROP JALOUX <br /><br />

Il était trop jaloux : est allé jusqu'au crime ;<br />
 
Il a tué Adèle et son petit ami ; <br />

Un vrai coup de folie, mais que la loi réprime. <br />

Il regrette son geste, et pourtant l'a commis. <br /><br />

Moralité : <br /><br />

Elle est morte Adèle à cause d'un sale ami.<br /><br /><br />


AU PS <br /><br />



Claude Allègre, c'est fait, délaisse le PS, <br />

Et il se vante, aussi, de l'avoir "dégraissé" ;<br />
 
Un de plus, direz-vous, glouton du business, <br />

Qui retourne sa veste et s'est bien "reclassé" !<br /><br />

 

Moralité : <br /><br />



Au PS c'est pas allègre, ça tourne plutôt à l'aigre ! <br /><br /><br />




 

BÉATIFICATION <br /><br />



En béatifiant de très nombreux martyrs,<br />
 
Benoît XVI s'efforce à dépolitiser <br />

Ce que l'épiscopat espagnol fait bondir, <br />

Divisant les esprits... loin de les apaiser. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Un Pape qui y va... Franco !<br /><br /><br />




LE SEX-SHOP. <br /><br />



Ce sex-shop luxueux ayant pignon sur rue, <br />

Est fort sophistiqué dans les gadgets à piles ; <br />

Dans tous le magasin la clientèle afflue, <br />

Gourmande de produits pour des gaietés subtiles. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Avoir du sexe à piles.<br /><br /><br />





LA PORTE OUVERTE... <br /><br />



Voici Bernard Laporte en tenue de ministre ; <br />

La justice, pourtant, s'intéresse à son cas ; <br />

Il y aurait abus, dans un certain registre, <br />

De pouvoir et d'argent : problème délicat... <br /><br />



Moralité : <br /><br />



C'est "la porte" ouverte à tous les abus.<br /><br /><br />


GARE À LA COURONNE<br /><br />

Par faute de moyens nos amis les anglais <br />

S'arrachent seuls leurs dents avec une tenaille ;<br />
 
Et, pour les détartrer, ont recours désormais <br />

Au bon vieux tournevis, car ils sont sur la paille !<br /><br />

Moralité : <br /><br />

Pourvu qu'ils ne touchent pas à la couronne ! <br /><br /><br />

À L'ESSAI <br /><br />

Monsieur Bernard Laporte entre au gouvernement ;<br />
 
Sous-ministre des sports, choisi par l'Élysée,<br />
 
C'est lui qui, à présent, passe à l'entraînement. <br />

Fini la pub "jambon", la donne est plus osée. <br /><br />

Moralité : <br /><br />

Une période "d'essai"... à transformer. <br /><br /><br />


LE DENTIER<br /><br />

Ce pauvre gars est mort, avalant son dentier ;<br />
 
C'est l'accident stupide et bien imprévisible, <br />

Montrant qu'une prothèse en travers du gosier,<br />
 
Ça ne pardonne pas, n'étant point digestible... <br /><br />

Moralité : <br /><br />

Une dentier peut provoquer une "mort sûre". <br /><br /><br />


LES TESTS ADN<br /><br />

 

Ah ! ces test ADN qui divisent tant ; <br />

Et ça ferraille dur à droite comme à gauche. <br />

Que d'agitation ! Un problème irritant,<br />
 
Utile pour certains, mais pour d'autres : débauche. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Un sentiment de "gène".<br /><br /><br />





JOCKEY NIPPON <br /><br />

C’est un jockey nippon qui défraie la chronique ;<br />
 
Au haras tout le monde est comblé aux exploits <br />

De ce petit bonhomme au parcours atypique, <br />

Remportant prix sur prix, et créant des emplois. <br /><br />

Moralité : <br /><br />

C’est tout son haras qui rit .<br /><br /><br />


PAS D’IMPÖTS ! <br /><br />

Monaco est prisé par les grosses fortunes ;<br />
 
Sur le Rocher, on sait, il n’y a pas d’impôts ;<br />
 
Et c’est un fait acquis, lorsqu’il s’agit de thunes, <br />

Ça attire du monde et bien des capitaux. <br /><br />

Moralité : <br /><br />

Les impôts au Rocher sont en principe ôtés ! (Principauté)<br /><br /><br />


FAILLITE !<br /><br />

Sarko est irrité par son premier ministre <br />

Qui parle de faillite en citant le pays ; <br />

Commet gaffe sur gaffe, et se conduit en cuistre <br />

Au lieu d'auréoler son président terni. <br /><br />

Moralité : <br /><br />

Il risque de finir aux "Galeries La Faillite !" <br /><br /><br />

NOUVEAU... THÉ ! <br /><br />

Dans ce salon de thé, mondain et à la mode,<br />
 
On propose aux clients tous les récents produits ; <br />

Et, aux thés verts, thés noirs, un nouveau nom de code <br />

Le "goûteux thé royal" : récent, aux jus de fruits.<br /><br />

Moralité : <br /><br />

Nouveauté : Intéressant ! (Nouveau thé - Un thé récent) <br /><br /><br />


LES INFIRMIÈRES BULGARES. <br /><br />

La presse a fait écho, mais pas les députés ;<br />
 
Cécilia Sarkozy a voulu donner d'elle <br />

L'image d'une femme aux discours écoutés ; <br />

Fière chez Kadafi : benoite de son zèle. <br /><br />

Moralité : <br /><br />

La Lybie ne tient pas ! (L'alibi) <br /><br /><br />


LES JEUNES LOUPS DU PS <br /><br />

Il s'affirment tous deux en dauphins de Hollande, <br />

Le sieur Manuel Valls et le Benoît Hamon ; <br />

Deux quadras vaniteux dont l'ardeur est bien grande <br />

Qui se livrent au au jeu de l'ego pudibond. <br /><br />

Moralité : <br /><br />

Le jeu de l'ego. <br /><br /><br />


LES CRUSTACÉS <br /><br />

Dans ce grand restaurant on sert les fruits de mer ;<br />
 
Aussi les crustacés : gambas, homards, langoustes.<br />
 
Les clients apprécient, et flattent le couvert : <br />

Il reviennent souvent, et disent : "Allez ! ouste". <br /><br />

Moralité : <br /><br />

Aux produits de la mer on s incruste assez. <br /><br /><br />


AMUSE-BUSH<br /><br />

Georges Bush, grimacier, une main sur le cœur,<br />

Va souvent à la messe en évoquant la foi ;<br />

Il ne leurre personne, hypocrite et menteur,<br />

Et préfère la bouffe et la guerre : sournois.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

Une crise de foi !<br /><br /><br />


LA NANA<br /><br />

Une jolie nana flâne en string sur la plage,<br />

Et vous n’en doutez pas le nombre de gaillards<br />

Qui lorgnent la mignonne et rêvent d’abordage,<br />
  
Louchant sur ses appas obligeant les regards.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

La nana est le fruit de la passion.<br /><br /><br />

LE PHOQUE<br /><br />

Ce phoque s’est perdu, nage depuis des jours<br />

Dans un maigre cours d’eau : a vie est menacée.<br />

Hélas, tous les efforts pour lui porter secours<br />

Se révélèrent vains : pris fin son odyssée.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

Le phoque n’a pu survivre à « l’eau tarie ».<br /><br /><br />

LA POLITIQUE<br /><br />

La politique est louche et rien n’est vertueux ;<br />

Pas besoin de lorgnons pour nous en rendre compte ;<br />

Promesses non tenues, comptes calamiteux ;<br />

Les élus, pas très nets, font souvent du quelconque.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

La politique est louche car l’élu net n’existe pas.<br />

(Louche – lunettes) <br /><br /><br />

AU GENIE !<br /><br />

Dans un laboratoire un chercheur réputé<br />

Affirme, convaincu, son idée de génie.<br />

La découverte, enfin, de l’immortalité,<br />

Grâce à sa performance en la cryogénie.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

On crie au génie !<br /><br /><br />

LE COUP DE LA PANNE…<br /><br />

Ce jeune séducteur dans sa belle voiture,<br />

Utilise à ses fins un principe connu ;<br />

En jolie compagnie, connaît la procédure,<br />

Et la panne d’essence est toujours au menu.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

Pour lui : pas de panne des sens !<br /><br /><br />

L’ACTRICE PORNO<br /><br />

Actrice du porno, cette brune splendide<br />

Travaille avec ardeur dans des films cochons ;<br />

Elle a ça dans le sang, elle est fille torride,<br />

Et sait mettre en valeur sa croupe et ses nichons.<br /><br />

Moralité :<br /><br />

Elle bosse avec « hardeurs ».<br /><br /><br />


 POLNAREFF<br /><br />

Michel Polnareff, au temps de sa jeunesse,<br />

Par provocation* montrait son postérieur ;<br />

Et, sur de grands posters on y voyait ses fesses<br />

Exposées à ses fans et à tous les voyeurs.<br /><br />


Moralité :<br /><br />

Un poster rieur !<br />

* (Emploi de la diérèse)<br /><br /><br />


L'OBSÉQUIEUX <br /><br />



Adam rencontra Ève et Ève lui convint ; <br />

Mais il devait, d'abord, tenter de la séduire... <br />

Flagorneur à souhait, empressé et badin, <br />

Il s'attela sans cesse à essayer de luire. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Il passe la brosse Adam. <br /><br /><br />


LE PERVERS <br /><br />



Arnaud était pervers, et son côté sadique <br />

N'était pas de nature à le faire estimer ;<br />
 
Son profil immoral lui valait la critique,<br />
 
Les femmes, notamment, ne pouvaient le mirer. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Sadique Arnaud. (Sadi Carnot) <br /><br /><br />


LE SEMEUR DE DOUTES <br /><br />



Ce gars-là, dans la vie, est un semeur de doutes ;<br />
 
À vous faire hésiter, tant il est convaincant ;<br />
 
Si bien qu'en ses propos, et lui-même aux écoutes,<br />
 
Perplexe et anxieux, se trouve paniquant. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Se meurt de doutes (semeur de doutes) <br /><br /><br />


LES CARPATES <br /><br />



Un groupe d'estivants visite les Carpates <br />

À bord de plusieurs cars, et le temps est mauvais ; <br />

Mais en Transylvanie , les journées sont ingrates,<br />
 
Surtout quand les vents forts soufflent dans la forêt.<br /><br />

 

Moralité :<br /><br />

 

Au pays de Dracula on a connu des vents pires !<br /><br /><br />


TRAVAILLER PLUS ! <br /><br />


Travaillez, braves gens, bien après soixante ans ; <br />

Bossez dans votre boite, ignorez la retraite ; <br />

C'est Sarko qui l'a dit, vous resterez clinquants ; <br />

Si vous crevez avant, mettez-vous bien en tête,<br />
 
Qu'une "nouvelle boite", à vos frais, vous attend !<br /><br /><br />


ROSIR ! <br /><br />



Venu pour les congés sur la Côte d'Azur, <br />

Ce couple descendu de sa région de Flandre,<br />
 
S'est longtemps exposé sur la plage, c'est sûr,<br />
 
Car dès le premier jour leur peau rosit, trop tendre. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



2 flamands roses. <br /><br /><br />


UN ÉDITEUR DE GOÛT. <br /><br />



Les Éditions BONNOT ont un petit tirage, <br />

Mais leurs livres sont beaux, se distinguent surtout <br />

D'un coquet filigrane aux canons : plein dorage ;<br />
 
Une exclusive "bande", et gage de bon goût. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



La bande à Bonnot.<br /><br /><br />

LA CONTRACTUELLE <br /><br />



Cette contractuelle, avec trois policiers,<br />
 
Tomba, dans la cité, dans un vrai guet-apens, <br />

Et, dans une "tournante" aux excès outranciers, <br />

Dut subir les assauts d'au moins cinq chenapans.<br /><br />

 

Moralité : <br /><br />



L'aubergine farcie.<br /><br /><br />


LE PÊCHEUR MARSEILLAIS<br /><br />

À bord de son "pointu"* ce pêcheur marseillais, <br />

S'en va, chantant le soir, pour pêcher le rouget <br />

Tout près du château d'If. Souvent, pour le railler,<br />
 
Quand on parle de lui, on dit à son sujet : <br /><br />



Notre rouget de l'île (Rouget de Lisle) <br /><br />



*Bateau de pêche à fond plat, utilisé par certains pécheurs du Midi<br /><br /><br />


GOSPEL <br /><br />



Ces gamins malheureux sont des fans de Gospel ; <br />

Et, dans leur favela, l'hiver face à la fraîche, <br />

Avec tous leurs copains ils dansent à Noël, <br />

Se réchauffant un peu, en oubliant leur dèche.<br /><br />

 

Moralité : <br /><br />

Les gosses se pèlent. (Les gospels)<br /><br /><br />

LA CONFIDENCE D'UN PINTÉ<br /><br />

Je ne m'en vais jamais sans mon petit flacon <br />

D'eau de vie bien aimée, toujours dans mes bagages. <br />

Me rendant à Vannes, dans le car, pudibond, <br />

J'ai bu discrètement ce meilleur des breuvages. <br /><br />

Moralité : <br /><br />


Je passe en car à Vannes et je bois au quart ma gnôle. <br /><br />



(Caravane - Carmagnole)<br /><br /><br />



</p></em></strong></font></ho></center>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://echos-poetiques.net/textes/index.php/2007/05/25/154-poetiser-philosophant-ou-philosophant-poetiser">
  <title>Poétiser philosophant ou philosophant poétiser</title>
  <link>http://echos-poetiques.net/textes/index.php/2007/05/25/154-poetiser-philosophant-ou-philosophant-poetiser</link>
  <dc:date>2007-05-25T12:18:39+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André Laugier</dc:creator>
  <dc:subject>Le poétiser philosophant (Nouveauté)</dc:subject>
  <description>LE PHILOSOPHER POÉTISANT
OU LE POÉTISER PHILOSOPHANT ?

ESSAI.



 "Une philosophie pour les sciences existe. Il n’en existe pas pour la poésie"affirmait monsieur de Lautréamont. Et...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <center><a href='http://www.phpnet.org/mutualise.php'><img src='http://www.phpnet.org/img/ban/120-120.gif' border='0' width='120' height='120'></a></center><br />
<br />

<tablhttp://echos-poetiques.net/textes/ecrire/images/bt_em.png
[Emphase] e width="100%"><table border="4" cellpadding="4" background="http://img16.exs.cx/img16/5448/fde.gif"><tr><td><center><font color="#965B26"><font style="font-family:verdana"><font size="2"><B>LE PHILOSOPHER POÉTISANT
OU LE POÉTISER PHILOSOPHANT ?

<center><strong><p><h1><font color="indigo">ESSAI.</center><br />
<br />


<em> "Une philosophie pour les sciences existe. Il n’en existe pas pour la poésie"</em>affirmait monsieur de Lautréamont. Et pourtant, que cette définition me paraît simplificatrice si on ne la réordonne pas à la question du « vrai ». S’il est avéré que la poésie vient remplacer la philosophie lorsque celle-ci s’épuise et échoue à proposer des réponses, puisqu’elle expose plus d’idées profondes que cette dernière qui ne se sert que de la raison, toutes deux me paraissent étroitement liées à une fonction d’expressivité ontologique, cette partie de la métaphysique qui s’intéresse à l’être en tant qu’être, indépendamment de ses déterminations particulières. Mallarmé fut un ardent défenseur de ce principe, et a développé la thèse de poétiques réflexives fortement philosophiques. <br />
<br />


Comme disait Fontenelle : <em>« Dans les premiers temps, la poésie et la philosophie étaient la même chose ; toute sagesse était renfermée dans les poèmes. Ce n’est pas que par cette alliance la poésie valût mieux, mais la philosophie en valait beaucoup moins »</em>. Doit-on en déduire que si les deux cohabitent, de leur seule rencontre peut se résumer la sacralisation de la parole poétique qui réduirait le concept philosophique à un simple lien empêchant de <em>penser en vérité</em>, puisque ne confirmant pas le dire du philosophe sur le poète, ce dernier prétendant occuper la place de maître d’objectivité, de fidélité et de franchise ?  Je ne le pense pas ; la poésie doit échapper à cette réduction puisqu’elle sert des idées, des pensées, des principes inspirés par des effets de signifiance qui acceptent leur non-conceptualité tout en donnant à réfléchir et à vivre dans, et de par le langage.<br />
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Dans nos temps modernes la poétique a-t-elle réactualisé ce rapport initial et paradoxal, tandis que la philosophie semble être  associée au siècle de l’affirmation des rationalités scientifiques et celui de la crise de la raison proprement philosophique ? On le sait, la question de langage est au croisement de ces deux mouvements de sens inverses. Où en est donc la poésie ? On serait tenté de dire que le poète n’exprime qu’une vérité déguisée, immédiate, autrement dit une forme de conviction, de foi, de sagesse basées sur une apparence non fondée, non conceptuelle, et que la poésie est seulement un <em>mimèsis</em> qui en réduit l’usage à la représentation du réel par des moyens langagiers spécifiques, une sorte de conception ornementale au service de l’imitation, comme préconisé par Aristote.<br />
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Je ne le crois pas non plus, étant donné que le poète a toujours été à la recherche du dépassement spirituel de lui-même ; la <em>mimèsis</em> induirait plutôt l’impersonnalité. Victor Hugo, dans sa <em> « Fonction du poète »</em> a, je pense, merveilleusement défini la caractéristique du poète et de la poésie :<br />
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<center>Peuples ! écoutez le poète !<br />

Écoutez le rêveur sacré !<br />

Dans votre nuit, sans lui complète,<br />

Lui seul a le front éclairé !<br />

Des temps futurs perçant les ombres<br />

Lui seul distingue en leurs flancs sombres<br />

Le germe qui n’est pas éclos.<br />

Homme, il est doux comme une femme.<br />

Dieu parle à voix basse à son âme<br />

Comme aux forêts et comme aux flots !</center><br />
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La poésie n’est pas seulement un outil communicationnel, tel que le soulignait Mallarmé, mais elle véhicule et explore en le chargeant de sens, le subconscient, les réflexions philosophiques les plus profondes et amène à réfléchir. Elle a un dessein pédagogique et réflexif, une intention morale grâce à l’acuité du poète et à ses messages chargés d’espoir et de lucidité sur la vie, sur la société. Tout cela cultivé à travers une grande variété de tons et de formes. Peut-on penser autrement la poésie que basée sur ces deux modes : parole poétique et fonction de penser ? En ce qui me concerne je ne peux séparer le <em>philosopher poétisant</em> du <em><poétiser philosophant</em><br />
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<center>LE PHILOSOPHER POÉTISANT<br />

OU LE POÉTISER PHILOSOPHANT ? (2)</center><br />
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La maîtrise de la philosophie, je serai tenté de dire son emprise sur la poésie, est destinée dans le sens limitatif du terme, à se satisfaire d'une fonction d'expressivité" purement pédagogique, restrictive par le respect du vrai au juste, et conduit, de ce fait, à une intervention incontournable dans la pratique poétique. Certains chercheurs et linguistes donnent à penser que la norme du jugement philosophique est celle de la <em>dianoia</em> (intelligence et exercice  de la réflexion), qui pourrait se traduire, plus simplement, par : <em>savoir, connaître</em> et <em>écrire</em>, à laquelle la poésie ne pourrait prétendre. Pour eux, le dire poétique est <em>a-dianoétique</em>, car il ignore la fonction de l'enchaînement des raisons véritatives. Il me semble que' c'est porter un jugement erroné, étant donné que le <em>"vrai philosophique"</em> va au-delà de ces considérations de l'exercice de la langue qui se tient souvent figée aux limites de la sensation, et de son processus de communication. Car, enfin, comme le disait avec juste raison Mir Fendereski : "<em>Là ou s'arrête la connaissance ou la vocation du philosophe, là commence la connaissance et la vocation du poète"</em>.<br />
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J'ai toujours pensé, depuis que je m'intéresse à la poésie, que celle-ci exprimait plus d'idées profondes que la dite philosophie. Premièrement parce que la raison en est que la philosophie ne sert que l'entendement, souvent froid et figé, hermétique aussi, alors que la poésie, dans son inspiration divine, peut mettre la philosophie au service d'une imagination créatrice de l'enthousiasme. Et secondement, parce que ces derniers moyens me paraissent aller plus loin que le premier, simplement humain.<br />
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La poésie n'a jamais été (et ne sera jamais) coupée du monde, de ses préoccupations, puisqu'elle reflète en elle-même la société, et que le fait que chaque poète voit et connaisse une société différente, donne naissance à une poésie différente. La poésie est donc aussi une <em>métaphysique</em> puisqu'elle doit exprimer l'au-delà lorsque les explications rationnelles et raisonnables font défaut. Elle se fait alors interrogatrice, intelligente, prospective et philosophique.<br />
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Le <em>formalisme</em> tend à réduire la poésie à une forme de propagande inutile d'auteurs engagés ou d'écrivains illuminés, en décalage avec leur époque, déniant toute situation du poème au sein de la communauté humaine. C'est, à mon sens, une grave erreur : la poésie n'est pas liées à une subjectivité enfermée en sa singularité pure ; cela serait faire injure à tous les poètes pour qui l'art poétique est une forme élaborée de l'activité humaine, cette sorte de <em>praxis-poièsis</em> qui constitue le monde et le transforme, et dont les poètes ont été les précurseurs, les visionnaires. La poésie n'est pas seulement un assemblage de mots destinés à la rime, mais elle a, de tout temps, participé à cette évolution à la fois de rêve et de réalisme philosophique qui puise en la conception du monde son inspiration. Mais, du même coup, en réduisant l'écart entre la philosophie et en décrivant ce qui demeure invisible aux yeux des autres hommes, elle a une fonction éducative grâce à cette autonomie qui distend le lien l'unissant à la théorie vraie de l'histoire.<br />
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Il convient de souligner, par conséquent, sa fonction autonome d'expressivité qui est simultanément une fonction de purification à visée thérapeutique de la subjectivité humaine. Sa vérité réside en son effet pathétique ou pathique. Elle suspend la réalité quotidienne par la puissance du verbe et par le rythme du dire. On peut en déduire qu'elle est à la fois <em>technique</em> et un <em>art</em>, tout aussi révélatrice des vérités profondes enfouies dans l'inconscient de l'homme qui rêve tout éveillé. La poésie doit être considérée comme appartenant à la fois au domaine de la pensée, mais aussi à celui de l'imagination et de la sensibilité.<br />
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En son immanence langagière, le poème est le plus sûr moyen d'authentifier un transport des passions ; sa faculté devient la fonction de communication instrumentale : la semblance vraie du dire poétique se suffit en son ordre.<br />
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<center>LE PHILOSOPHER POÉTISANT<br />

OU LE POÉTISER PHILOSOPHANT ? (3)</center><br />
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Le risque demeure, toutefois, d’une <em>subalternisation</em> de la poésie à la philosophie si le poète l’érige en théorie générale des jeux emphatiques du langage, en s’imaginant imposer son code linguistique dans une pratique des grammaires enfermées dans un langage spécifique, et très méthodologique. N’oublions pas, amis poètes, que le rapport romantique est un exclusif littéraire et poétique qui parachève  ce que la philosophie, en ses meilleurs intervalles, ne peut qu’exposer, sans le révéler de façon aussi lyrique, imagée et significative.<br />
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Le philosophe inconscient qui sommeille dans l’esprit de bien d’entre nous, est convié à se laisser d’abord guider par le poète en s’engageant dans une pensée méditante. Si, en poésie, le rôle de la philosophie n’a pas comme tâche qu’à penser une fin en tant qu’<em>ontothéologie</em>, il reste à penser, sous son ouverture même <em> »l’ouvert de l’être »</em>, ce que les Grecs appelaient <em>’aletheia</em>l, et qui signifie : <em>la vérité</em>. Pour échapper à l’ontothéologie, il faut, tant soit peu, analyser la relation inter-humaine sortant de l’intentionnalité : désir, recherche, question. Le poème ne renvoie jamais <em>« l’étant »</em>à une <ins>étant</ins> supposé dire <em> « l’étant maître »</em>. Il n’a jamais eu pour vocation d’être l’attente de quelque fonds caché. Il prononce la parole <em>« être »</em>, et il parle et atteste en fonction de l’Être uniquement parce que l’homme (le poète en particulier) peut dire <em> « est »</em>. C’est avec le don du poème que l’individu découvre son historicité.<br />
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La philosophie a toujours été un peu en délicatesse avec la poésie, ayant du mal à prendre acte de la spécificité de la <em>nonréflexicité</em> de celle-ci, ou d’une réflexivité qui exclut toute fondation autre que l’opération acte poétique. Il convient toute de même, au-delà de ces considérations langagières de noter que depuis l’époque Grecque, les deux matières qui fondent la pensée humaine, n’ont jamais été considérées, par les philosophes eux-mêmes, comme antinomiques, mais complémentaires. On part donc du postulat que si l’homme entier n’est pas dans la philosophie, la totalité de l’humain n’est pas, non plus, dans la poésie. Il existe par conséquent ce qu’on pourrait appeler comme <em>deux parties dans l’homme</em> qui écrit en poésie ou en littérature : le philosophe et le poètes. Ils s’enrichissent l’un au contact de l’autre, non de manière radicale, mais en se suppléant. On pourrait dire, dans l’absolu, que nous trouvons l’homme concret et individuel dans la poésie, et l’homme dans son histoire universelle (dans son vouloir être) dans la philosophie. Sans être sectaire, je considère la poésie comme <em> « rencontre »</em> , comme <em>« don »</em>, comme <em>« découverte »</em> de la grâce, tandis que la philosophie est une quête permanente, une recherche guidée par une <em> « méthode »</em>.<br />
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La poésie est l’art de l’émotion, complexe et unique, éphémère souvent, que l’artiste ressent et qu’il désire, malgré tout, exprimer, extérioriser, voire immortaliser ; le véritable poète ne peut manifester, à mon sens, que ce qu’il connaît, éprouve et perçoit. Il a toujours pris pour modèle la réalité, mais il sait judicieusement lui ajouter ce quelque chose, cette touche légère, qui la rend plus belle, plus émouvante, plus poétique, et qui la complète. Les mots sont souvent usés par le bavardage ou par une rhétorique trop persuasive, conseillère ou rébarbative. C’est sans doute pour cela qu’une autre parole existe : la parole poétique ; et c’est là que le style l’emporte sur toutes les autres considérations philosophiques, puisqu’il est unique et investit la langue en lui donnant cette forme expressive, musicale, harmonieuse tant appréciée chez les poètes. On trouve dans le style le don de la métaphore brillante et puissante ; l’art de ciseler l’écriture et de la rendre accessible à tous. Le philosophe n’est pourtant pas obligé, par profession, d’obéir et de s’en tenir à un langage quasi-hermétique, obscur et technique. Il ne doit pas oublier la forme car, même sur des sujets difficiles, une phrase ample, souple, balancée, et avec l’appui d’une langue esthétique ne doit pas être négligeable. Il y a une poésie latente en toute expression du langage.<br />
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<center>LE PHILOSOPHER POÉTISANT<br />

OU LE POÉTISER PHILOSOPHANT ? (4)</center><br />
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Ce serait une illusion de la pensée fragmentaire que de vouloir ériger des barrières inflexibles entre les formes du langage, surtout envers celui consacré à la parole poétique. Sa diversité frappe son universalité par-delà les multiples variantes linguistiques et historiques qui la distinguent d’autres pratiques littéraires. On se rend compte que saisir sa fonction et sa structure profonde, n’engagent pas seulement la forme intrinsèque  du poème, mais la manière de le penser, dont il informe l’expérience humaine.  Il y a, c’est incontestable, une vue poétique du monde. C’est pour cette raison que la poésie se confond presque avec la littérature, accueillant une très grande diversité de genres. Nous devons bien nous garder d’opposer le <em>réalisme</em> de la prose à un prétendu subjectivisme de la poésie, étant donné que la frontière, il est vrai, entre l’une et l’autres est fluctuante, n’excluant pas les échanges.<br /><br />



La poésie est, par excellence, un langage <em>figuré</em>puisque la signification poétique transgresse les distinctions établies par le sens commun ; elle peut être foncièrement double, ambiguë, voire ambivalente. Ses figures qu’elle privilégie sont celles qui établissent des ressemblances entre des choses différentes. J’en ai donné plusieurs exemples dans mon topic intitulé <em>  « La poésie des mots contraires »</em>, et qui de par ces alliances de mots et d’oxymores, suspendent le principe de non-contradiction qui régit l’énoncé logique. Nous sommes là, par conséquent, en pleine philosophie. (Mais une philosophie non asservie à une linguistique froide et hermétique). Et on sait le rôle capital joué depuis toujours, en poésie, par les figures d’analogie, qu’il s’agisse de comparaisons, de métaphores et d’allégories qui rapprochent des <em>réalité</em> parfois très éloignées, selon l’interprétation qu’en donnait <em>Reverdy</em>. La métaphore fait l’image par une équivalence généralisée entre le langage et l’homme. Cette correspondance entre l’homme et le langage a une analogie étroitement codifiée entre <em>microcosme</em> et <em>macrocosme</em>. Elle s’est substituée, depuis notre <em>romantisme</em>à une relation plus individualisée entre u paysage, par exemple, et un état d’âme qui peut être aussi un état de corps.<br /><br />



Cette relation est à double-sens, puisqu’elle ne consiste pas nécessairement, pour le poète, à projeter au dehors son intériorité, mais aussi de s’approprier les qualités des choses. Le poème doit s’inscrire dans la pluralité des sens, que l’équivalence ne peut reconduire à l’unité. Non seulement il se soumet moins que jamais à la continuité discursive, systématiquement compromise par les ruptures syntaxiques, l’ellipse ou la parataxe, mais son fonctionnement analogique s’en trouve perturbé par ses excès mêmes. Ayant à dire ce qui le dépasse et se présente comme une sorte de défi du langage, le poète ne parvient pas toujours à maîtriser cette inquiétante étrangeté qu’en l’inscrivant dans une forme qui fait place au retour du <em>même</em>, et qui rend de la sorte son expérience partageable et communicable.<br /><br />



Le linguiste dirait, bien entendu, que l’écriture doit tout au langage ; mais je pense, sans contester le caractère de cette évidence, que le statut de la linguistique s’appuie trop comme une étude scientifique de la langue, contraire au sens même de la poésie. La méthode phonologique devient un modèle opératoire pour le linguiste, en syntaxe, même si les notions de binarisme et d’universalité sont loin de faire l’unanimité entre eux, et si la définition du phonème en traits articulatoires est considérée comme un recours à une substance phonique, (écartée par la théorie). Si l’on pense que le seul référant de la parole est la langue, on en arrive à imaginer que toute expression appartient d’abord à la langue dans la relation qu’un signifiant entretient à d’autres signifiants au sein de la structure du langage. Cela devient, dans le cadre poétique insupportable et restrictif car si on devait l’appliquer à la poésie, cette dernière n’aurait guère de sens ; elle prend son caractère, son indépendance, et toute son acceptation dans son élan vers l’indicible vers l’expression vivante et libre de la pensée. Et l’on sait combien la pensée ne se réduit pas aux mécanismes du langage dont elle se sert simplement pour exprimer, dans les grandes lignes. Bien entendu, le poète doit avoir une maîtrise du langage, mais il ne doit pas mettre cette expérience au service de ce qui ne serait qu’une <em>technique</em>. On pourrait donc opposer au raisonnement du linguiste que la parole poétique est d’abord une sensibilité qui n’est pas une <em>propriété</em> du langage qui, lui, n’est qu’un outil.<br />
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<center>LE PHILOSOPHER POÉTISANT<br />

OU LE POÉTISER PHILOSOPHANT ? (5)</center><br />
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La poésie utilise la puissance des mots de tous les jours tout en les revitalisant. Il est incontestable qu’elle les assemble, qu’elle les cisèle d’une façon qui n’est pas ordinaire ou attendue afin de leur rendre leur sens d’origine, étymologique. Elle est atypique ; pensées et sentiments doivent descendre vers les profondeurs de l’être humain. Un poème doit s’écrire tout seul, je veux dire par là qu’un mot doit en appeler un autre, sans que le poète n’ait à rechercher des effets véhiculés par une écriture fondée sur un langage multiforme, stéréotypé et ambigu ; sans opposer la langue, composante sociale du langage, et l’exercice de la parole. Le poète doit à la fois être neuf et étranger à la langue puisque la poésie est incantatoire, magique. Automatiquement, elle prendra des accents lyriques et fera alors presque chanter pour apparaître les choses qu’elle évoque.<br />
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Il n’y a rien à expliquer dans un poème, et, comme le soulignait avec juste raison <em>Jean Cocteau</em> dans son ouvrage <em> « La difficulté d’être »</em> : <em>la poésie cesse l’idée. Toute idée la tue</em>. Les sons, puisqu’il s’agit d’eux, doivent exprimer le sens. Si l’on désire, par exemple, représenter un sentiment de rapidité et de douceur à la fois, on pourra avoir recours à des vers courts, aux allitérations, aux assonances.<br />
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Deux mouvements régissent, en fait, la création poétique : <em>l’inspiration</em>, qui est un mouvement spontané, don des dieux par extrapolation, et la <em>méditation</em>, faculté que le travail et la volonté engendrent et approfondissent. Si la poésie, comme je l’ai indiqué plus haut, ne peut être définie comme un véhicule d’idées, cela ne veut pas dire qu’elle n’en a pas. On peut estimer que la poésie atteint ce qu’elle cherche, sans que l’on sache très bien l’objet de sa recherche. Cela n’est pas contradictoire puisque le poète, de tout temps, dans le poème, s’est inspiré de la vérité de l’être au monde, de la richesse de l’âme, de l’amour, de la beauté de la nature, et de tout ce dont l’homme est en quête de façon parfois très vague. Il fait cela par <em>intuition</em>, par <em>analogie</em>, par <em>l’image</em>. Il diffère et s’éloigne en ce sens de la philosophie, bien que la <em>quête</em> soit la même, mais avec d’autres méthodes, sans s’enfermer dans le carcan de la <em>pensée rationnelle</em>.<br />
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<em>Novalis</em> a symbolisé cette opposition en écrivant (je cite) : <em> « La philosophie est l’hôpital de la poésie »</em>. C’est un peu, en quelque sorte comme une reconnaissance tendant à affirmer la supériorité de l’intuition sur la preuve. À l’époque des "Surréalistes" <em>André Breton</em>, dans <em> « Les pas perdus »</em> défendait la thèse que <em> « la poésie n’a de rôle à jouer qu’au-delà de la philosophie »</em>. Je ne peux résiter au désir d’exposer ce petit extrait du livre de <em>Pierre Boujut</em>, découvert dans ses <em> « Conseils aux poètes »</em> :<br />
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<center><em>LES PHILOSOPHES<br />
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Les philosophes sont toujours en retard<br />

Sur les poètes<br />

D’une image<br />

D’une idée<br />

D’un siècle<br />

D’une éternité.<br />


Mais je les aime bien<br />

Parce qu’ils mettent beaucoup d’esprit<br />

À ne comprendre rien.</em></center><br />
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Sans être aussi doctrinaire, je dirai qu’il existe des idées fortes, grandioses, qui trouvent leur place dans la forme poétique. Je ne citerai que <em>Vigny</em> ou <em>Victor Hugo</em> dont on ne peut s’empêcher, à leur lecture, d’affirmer qu’ils étaient des <em>penseurs</em>. Le problème est que la philosophie, aujourd’hui, est devenue très technique, voire incompréhensible pour les « non-initiés ». Et le mot <em>penseur</em> est bien dévalué, il faut le reconnaître. On perçoit parfaitement les thèmes de <em>Victor Hugo</em> et sa philosophie, ainsi que ses aperçus métaphysiques ; mais force est de reconnaître que ce ne sont pas leurs richesses (bien réelles pourtant) qui en font un poète. Laissons le mot de la fin, pour conclure ce chapitre, en donnant la parole à <em>Paul Valéry</em> (je cite) : <em>« Philosopher en vers, ce fut, et c’est encore vouloir jouer aux échecs selon les règles du jeu de Dames »</em>  (fin de citation)<br />
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<center>LE PHILOSOPHER POÉTISANT<br />

OU LE POÉTISER PHILOSOPHANT ? (6)</center><br />
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On l’aura compris, la poésie doit rester récréative ; elle doit être uniquement la source de l’émotion et du plaisir, se tournant vers son seul contenu. On ne demande pas à la poésie un côté sentencieux car elle ne développe pas l’ambition d’un dictionnaire. Michel Houellebecq ; dans «<em>Rester vivant</em> », en faisant référence au poème, écrit (je cite) : <em>« l’émotion abolit la chaîne causale ; elle est la seule capable de faire percevoir les choses en soi ; la transmission de cette perception est l’objet de la poésie »</em>. (Fin de citation).  L’intelligence qui se donne à soi dans la parole poétique est fondamentalement plus large que l’intellect qui veut l’analyser, la décortiquer en éléments linguistiques. En une simple phrase : rendons la poésie aux véritables poètes, et oublions que le langage empirique en dénature profondément l’idée et le sens. Car, en voulant en faire seulement un outil au détriment de ce bel habillage qui doit saisir l’esprit, nous risquons d’en faire seulement un discours limité de communication. La poésie est plaisir affectif, un point final.<br />
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Certains poèmes, aujourd’hui, sont totalement dénués de cette quête de beauté, sous le couvert d’un babillage incohérent ; on ne ressent aucune jubilation de lecture, aucun intérêt, aucune émotion. Ils ne sont qu’une succession de mots davantage proches de la charade et du puzzle que du poème à proprement parler. Le poème doit vivre d’intuitions, d’illuminations, de révélation, de rêves, et il exige qu’on y mette des formes, car sa médiocrité devient vite insupportable. <em> « L’on n’écrit que pour être entendu ; mais il faut du moins, en écrivant, faire entendre de belles choses »</em>, disait monsieur <em>Jean de la Bruyère</em>. Beaucoup l’oublient sous le prétexte du « modernisme » et que la poésie doit évoluer comme toutes choses de la vie. Encore faut-il savoir qu’on ne peut opposer la finesse de l’imagination à la puissance de l’intuition. Pour les conjuguer, le rêve doit subodorer l’idée afin que la préfiguration et les apparences prennent corps dans la formulation. Car la poésie nous fait aussi découvrir brutalement les choses que nous ne voyions plus à force de trop les voir ; elle éclaire tel ou tel objet d’une nouvelle lumière, d’une nouvelle dimension, et cela tout simplement, parce qu’elle en parle autrement. Autrement ne veut pas dire n’importe comment. En nous dévoilant ces objets et le plaisir d’avoir découvert une ressemblance entre eux, puis de les rassembler, elle fait en sorte que l’image de l’un devienne le miroir de l’autre, les mettant en rapport étroit.<br />
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Un poème doit être conçu pour être entendu ; faisons en sorte qu’il soit fait également pour être regardé, devenant image, œuvre plastique. Il sera alors à la fois verbal et visuel. Au milieu d’une foule d’aspirants, le poète est d’abord reconnu par les autres, parfois par ses pairs, poètes déjà intronisés, et par les lecteurs charmés, comme le furent les auditeurs d’Orphée.  Il n’est pas marqué d’un signe visible particulier, bien au contraire, il est simplement celui qui sait s’exprimer, dire les mots d’amour, observer la nature, et transmettre les mots du cœur et de l’âme dans lesquels tous doivent se reconnaître. Bien entendu, cela sous-entend un travail littéraire en amont, et l’apprentissage doit conduire peu à peu à la maîtrise. Le « don » ne s’explique pas, et, comme le dit la vieille sentence : « <em>le génie, c’est 10% d’inspiration et 90% de transpiration</em> ». <br />
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Le poète crée, et sa création, souvent, lui échappe car elle est différente de l’idée qu’il pouvait s’en faire, plus grande que lui. Pour qu’il soit en position de <em>découvrir</em> SA création, il faut supposer qu’il est un <em>inspiré</em> qui livre souvent un monde qu’il ne possède pas, mais qui lui a été dicté : il découvre donc ce monde presque en même temps que ses lecteurs. Pour comprendre cette forme d’interprétation qu’est la poésie, il faut presque avoir une idée du ciel, de l’éternité, de Dieu. Il faut être capable de <em>rêver </em> et de <em>s’abstraire du monde</em>dans lequel on vit. L’inspiration est cela même : une obéissance au désir pur d’écrire, dans l’oubli des règles qui régissent l’écriture. Être possédé par cette <em> « force secrète »</em> qu’est l’inspiration c’est acquérir l’aptitude que la parole ne peut avoir de fin ; le délice en devient poétique car il prend la forme d’un éveil sensible. Autrement dit, la poésie doit s’éprouver comme un pur sentiment de soi ; elle est un espace ouvert au silence, sans la pensée ordinaire et son bavardage continuel. Le silence de la pensée dans l’éveil des sens : une extase créatrice.<br />
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<center><em>Poètes, frères de lumières,<br />

Engouffrons notre amour au cœur de chaque mot.</em><br />


Marcel Chabot, in : <em>  « La Proue. Mars 1934 »</em></center><br />
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<center>LE PHILOSOPHER POÉTISANT<br />

OU LE POÉTISER PHILOSOPHANT ? (7)</center><br />
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Avec cette remarquable sensation qui commence chez le poète en évoquant directement le contact du toucher, de la terre et de l’efflorescence des couleurs, du mouvement, autrement dit très proche, au sens métaphysique, de l’expérience de la grâce de l’éphémère, culmine cette expansion d’une réalité fondamentale qui se génère au travers des possibilités exaltantes de l’expression verbale. Le poème est ce terme générique qui, de tout temps, a désigné aussi bien une courte composition qu’une œuvre plus ambitieuse ayant pour critère <em>l’unité d’inspiration</em><br />
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Il existe, aujourd’hui, une nouvelle conception de la poésie, ce que <em>H. Meschonnie</em> appelle <em> « le poème libre »</em>, en assez étroite relation avec la poésie dite <em>libérée</em>. Autrement dit, le poète invente lui-même la forme qu’il désire donner à sa composition, non par une absence de forme, mais celle qui, à ses yeux, convient le mieux au poème, à son souffle propre, sans abandonner l’idée originelle. Cela ne signifie pas que le poète des temps modernes se refuse systématiquement à tout recours à des modèles plus ou moins traditionnels, mais il montre, tout au moins, que la poésie ne s’est pas coupée, pour autant, de son héritage. Il conserve des structures récurrentes formant une unité, avec de nouvelles recherches de cadence, de sonorité et d’images, tout en maintenant les mouvements lyriques de l’âme comme valeur ornementale, jouant avec ses timbres, mais également avec des rimes plus ou moins dissimulées, faisant appel à quelques nouvelles licences poétiques. Peut-on, pour autant, parler de crise poétique ? Si la poésie contemporaine s’écarte des règles anciennes, elle fait toujours référence aux anciennes règles et codifications ; la variété est de mise puisque les poètes actuels, pour nombre d’entre eux, adoptent des formes qu’ils modulent à leur gré. <em>Gilles Sorgel</em> dans son ouvrage consacré à la poésie classique et aux dissidents, écrivait :<br />
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<center><em> « Les règles ne sont pas des barrières,<br />

ce sont des rampes souples qui nous guident vers la perfection. »</em> </center><br />
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La poésie s’ouvre donc à un nouveau champ d’exploration. En même temps que cette ouverture naît une définition de plus en plus difficile de son domaine, qui s’étend désormais bien au-delà du vers.<br />
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Devant cette grande variété de formes qui caractérise la poésie moderne, certains théoriciens proposent de distinguer, selon les catégories saussuriennes, des poètes du <em>signifié</em>, et des poètes du <em>signifiant</em>, les uns se chargeant de dire le désir, les grandes vagues du psychisme humain, le sens du monde, tandis que les autres se portent davantage vers l’exploration pure de cet univers du langage, vers le travail exclusif du <em>signifiant</em>.<br />
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Cette distinction me paraît assez logique et pertinente, si l’on pense à l’exemple limite et expérimental des poètes du <em>signifiant</em> qui jouent uniquement sur le côté <em>acoustique</em> du langage. En poésie, nous devons avoir en mémoire que si la [i]métaphore[/i] a une [u]unique[/u] structure, elle possède, de fait, <ins>deux</ins> fonctions : l’une rhétorique, l’autre poétique. Mais cette fonction poétique, si elle est intégrée à une théorie linguistique globale qui définit l’objet de la poétique par rapport à la littérature, comme par exemple la réponse à la question : -« <em>Qu’est ce qui fait d’un message verbal une œuvre d’art ? »</em> induit deux malentendus par rapport à l’étude spécifique de la poésie :<br />
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- D’une part, il étend alors la définition de la poétique à toute <em>littéralité</em>, et la poésie n’est pas concernée ;<br />
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- D’autre part, il réduit le concept poétique à un pur formalisme qui ne saurait rendre compte de la poésie.<br />
<br />


C’est ce statisme et ce formalisme qui sont reprochés, car c’est la poésie qui y perd sa spécificité, la poétique se diluant ainsi dans l’analyse linguistique. Car la poésie n’est pas <em>que</em> linguistique, loin s’en faut. La fonction poétique est <em>une</em> des fonctions du langage ; elle est donc à l’œuvre dans tout acte de ce <em>angage</em> ; en revanche, elle n’est pas exclusive de la poésie, même si cette dernière la met particulièrement en avant. Ainsi, la poésie se situe, par rapport au langage, dans cette situation paradoxale que résume bien <em>Octavio Paz</em> dans <em> « L’Art et la Lyre »</em> :<br />
<br />


<center><em>« L’expérience poétique est irréductible à la parole, et cependant seule la parole existe. »</em> </center><br />
<br />
<br />


<center>LE PHILOSOPHER POÉTISANT<br />

OU LE POÉTISER PHILOSOPHANT ? ( 8 )</center><br />
<br />


On s’en rend bien compte, la poésie n’est pas (et ne sera jamais) un simple exercice verbal, ni de jeux de mots destinés uniquement à obéir à des sonorités pour convenir aux seuls désirs de la rime. Son essence parait évanescente,  comme soumise aux caprices de la subjectivité individuelle. Elle n’est pas, non plus, réservée à un petit aréopage d’initiés, ce qui signifierait l’enfermer dans un formalisme purement conventionnel avec de grands risques d’hermétisme. Comme l’a fait remarquer <em>Paul Éluard</em> : « <em>la poésie doit exprimer une expression élevée de l’âme humaine ; un langage d’espoir avec des mots qui chantent, à la fois porteurs d’intelligence profonde, de raison fondée sur l’instinct, sur l’amour de la vie, sur la vérité »</em>.<br />


Elle s’articule aussi autour d’une écriture dite de circonstance, et sera toujours <em>engagée</em> car elle fournit, à la fois, l’occasion et la matière. On peut passer directement de la rêverie poétique à l’évocation politique au nom d’un idéal d’humanité, comme l’ont fait <em>Ronsard</em> et <em>d’Aubigné</em>, ou encore <em>Chénier, Hugo</em>  et <em>Lamartine</em>, dans une moindre mesure. On peut affirmer que la poésie agit sur le plan moral et social dans une grande variété de formes et de tons. En fait, le poète est celui qui est capable d’écrire dans tous les genres, et qui peut changer de registre plutôt que de modalité d’expression, qu’il parle d’espérance ou de désespoir. Le courant poétique est, par conséquent, un mouvement de pensée étant donné que le poète interroge et s’interroge.<br />
<br />


Plus qu’une forme, la poésie appartient à un état d’esprit. On peut trouver cette tendance psychologique chez la plupart des poètes qui font référence au <em>classicisme</em>, et dont le modèle est à chercher dans la tradition <em>gréco-latine</em>, dans la « <em>maïeutique</em>» d’un <em>Socrate</em>, comme dans tous les dialogues philosophiques qu’affectionnaient les anciens. La <em>maïeutique</em> étant cette méthode socratique du dialogue ou du questionnement qui permet à l’esprit « d’accoucher » de ses pensées et de ses réflexions.<br />
<br />


En poésie, l’espace est spiritualisé, l’imagination reste flottante car les strophes véhiculent  une sorte de « vibration », une modulation, sans en figer le sens de la communication. La poésie respire et s’épanouit quand il y a régularité du fonctionnement du poème, et si le poète sait <em>jouer</em> sur l’expressivité figurative en établissant des différences rythmiques entre la partie évocatrice des faits et la démarche illocutoire, autrement dit, tout ce qui sert à désigner les actes de la paroles, des dialogues, du discours direct, indirect ou même semi-direct. À cela doit s’ajouter ces moment de grâce, bien entendu, qui mettent en relation avec le Mystère, la configuration d’un paysage, la lumière, les couleurs. Les contours prendront alors un accent symbolique, un empirisme du sensible. De secrètes ert subtiles correspondances doivent s’établir dans une exigence herméneutique, art de l’interprétation des paraboles, des symboles, des signes plus ou moins complexes. Le visible et l’invisible doivent devenir immanence et transcendance, donnant naissance aux clés intuitives. <br />
<br />


C’est peut-être cette affirmation du dire et la façon dont il se structure qui fait de la poésie un <em>autre langage</em>; elle doit être LE langage plus qu’autre chose qui n’est pas spécifiquement linguistique. Elle est LE rythme que l’on retrouve dans le mouvement, comme la danse ou la musique, et qui, s’appliquant SUR le langage, le soumet à une élaboration qui prend le statut de véritable mutation. Comme l’a écrit Stendhal : « <em>Peut-être, sans cette exaltation de la sensibilité nerveuse qui va jusqu’à la folie, n’y a-t-il pas de génie supérieur dans les arts qui exigent de la tendresse. »</em> Sans verser jusque dans cette démesure je dirai plutôt, comme <em>Gaston Bachelard</em>que <em>"l’image poétique doit émerger dans la conscience comme un produit direct du cœur à l’âme, de l’être humain saisi dans son actualité".</em><br />
<br />


Si la philosophie exige la précision rigoureuse qui revient à l’analyse, à l’abstraction, à la généralisation, et semble requérir plutôt la prose exacte du géomètre, c’est qu’elle est <em>science</em>. Dans la poésie, tout est dans les images, dans les sons, dans l’harmonie, les sentiments, ainsi que dans la souplesse des formes et la vivacité des couleurs : elle est un <em>art</em>. Et pourtant, à l’origine, l’art et la science ont parlé la même langue…<br />
<br />
<br />


Sources : <em> « Dictionnaire de la Poésie française ». Jacques Charpentreau. Fayard.2006.<br />

« Rhétorique et argumentation ». Jean-Jacques Robrieux. Nathan. 2000.<br />

« Le vers français ». Deloffre F. Sede. 1969.<br /></em>

</strong></p></h1></font></td></tr></table></center><br /><br />]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://echos-poetiques.net/textes/index.php/2007/04/16/153-mes-pastiches-new">
  <title>Mes pastiches. (New)</title>
  <link>http://echos-poetiques.net/textes/index.php/2007/04/16/153-mes-pastiches-new</link>
  <dc:date>2007-04-16T11:41:44+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André Laugier</dc:creator>
  <dc:subject>Parodier au pastiche (New)</dc:subject>
  <description>Tous les poèmes d’André Laugier sont la propriété inaliénable de l’auteur ; certains figurent dans ses ouvrages publiés, ayant un dépôt ISBN légal, les autres étant protégés par la SDGL....</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <table width="100%" border="2" cellpadding="4" background="http://img156.echo.cx/img156/3450/echos28fi.gif"><tr><td><center><font color="#808000"><font style=" font-family:verdana"><font size="2"><B><h01>

<img src="/textes/images/pastiche.jpg" alt="" /><br />

<img src="/textes/images/pastiche2.jpg" alt="" /><br />

<table width="100%"><table border="4" cellpadding="4" background="http://img16.exs.cx/img16/5448/fde.gif"><tr><td><center><font color="#965B26"><font style="font-family:verdana"><font size="2"><B>Tous les poèmes d’André Laugier sont la propriété inaliénable de l’auteur ; certains figurent dans ses ouvrages publiés, ayant un dépôt ISBN légal, les autres étant protégés par la SDGL. Toute représentation ou reproduction partielle ou intégrale est illicite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droits. (Art. L. 122. 4). Toute contrefaçon par quelque procédé que ce soit constituerait une action sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.<br />

</font></td></tr></table></center><br /><br />

<center><strong><font color="indigo">PASTICHE SUR "LE SONNET"<br />

 de Joséphin SOULARY<br /><br />

L’IVROGNE RIANT<br /><br />



Je ne boirai plus là, – dit l’ivrogne riant, –<br />

Je suis assez gorgé depuis que je déguste !<br />

Puis devant le troquet, titubant, il rajuste<br />

Son pantalon tombant et le contrariant.<br /><br />



Oui j’aime la bouteille, et j’en suis conscient.<br />

Dans l’état où je suis, bien que je sois robuste,<br />

Là un petit Bordeaux au goût gratifiant,<br />

Fait que s’il est de trop j’oscille sur mon buste.<br /><br />



Avec tact, néanmoins, lorsque mon pied mollit,<br />

Le profil enjoué au degré du délit :<br />

Voyez ! je tiens debout, si cela vous amuse.<br /><br />



Est-il bien que ce mal qui me jette dehors,<br />

Rien que d’y réfléchir me prend à bras le corps ;<br />

Ainsi me convient-t-il si aussi je l’accuse.<br /><br /><br /><br />


PASTICHE SUR   « SONNET À MON AMI R... »<br />

 DE FELIX ARVERS<br /><br />
 
SONNET A MON AMI L’HUMOUR<br /><br />

J'avais toujours rêvé que dans mon personnage<br />

Comme un fait où l'esprit y étant convoité,<br />

Vint s'offrir chaque instant dans le pur badinage,<br />

Un nouveau trait d'humour joliment mijoté.<br /><br />


Une muse excessive, en la force de l'âge,<br />

Et deux petits lutins baignant dans la gaieté,<br />

Formèrent avec moi burlesque aréopage :<br />

Quatre joyeux lurons : une seule entité.<br /><br />


J'abandonnais souvent la strophe caressante,<br />

Je désirais écrire à l'envie provocante,<br />

Révélant, bien railleur, des vers qui seraient lus.<br /><br />


Mon mentor m'a donné du plaisir à revendre ;<br />

L'entrain, par le narquois, ne manque à me détendre,<br />

Et le charme vient là, que j'espérais le plus...<br /><br /><br /><br />



PASTICHE SUR LE POÈME DE RIMBAUD<br />
 
"LE DORMEUR DU VAL"<br /><br />

L’ENDORMEUR LIBERAL<br /><br />

C’est un trou de luxure à l’allure princière,<br />

Où s’accroche notre homme ayant des picaillons,<br />

D’argent il est féru, en culte il le vénère,<br />

Et luit dans le confort, barons dans ses sillons.<br /><br />

Un Président jeune, à l'allure saugrenue,<br />

Port de tête baignant au masque vaniteux<br />

Qui endort. Il pérore, altesse reconnue,<br />

Car le poste est plaisant et le métier juteux.<br /><br />


Pas trop les pieds sur terre, il est heureux tout comme<br />

Un jeune parvenu, un friqué qui assomme<br />

Après avoir promis, soufflant chaud et le froid.<br /><br />


Sa nature ne fait frissonner sa narine ;<br />

Il vit dans l’opulence et gonfle la poitrine :<br />

Heureux creuse son trou, son épouse au bras droit.<br /><br /><br /><br />


PASTICHE SUR LE SONNET «BAISE M‘ENCOR, REBAISE-MOI ET BAISE»<br />

DE LOUISE LABE (1524-1566)<br /><br />

BAISE M'ENCOR, M'APAISE, EN SUIS FORT AISE.<br /><br />

Baise m'encor, m’apaise, en suis fort aise :<br />

J'aime Priape, dense et savoureux !<br />

Quand bien il s’enfle aux élans amoureux,<br />

Et moi de t’enflammer plus chaud que braise.<br /><br />


Las ! fleures-tu le geste qui m’apaise,<br />

En me donnant cet objet doucereux,<br />

Ainsi mêlant nos stupres tant heureux<br />

Jouissons sans égards et comblés d’aise.<br /><br />


Lors mon amant le plaisir en suivra ;<br />

Chacun en sybarite instinct vivra.<br />

Permets mon Chevalier songer folie :<br /><br />


Toujours libres allons discrètement,<br />

Et dans le mutuel contentement :<br />

Ores d'aguet*, de libido suis assaillie.<br /><br />

<em> *Ores d'aguet = "maintenant avec constance"</em><br /><br /><br /><br />


PASTICHE SUR LE POÈME DE RONSARD<br />

"MIGNONNE ALLONS VOIR SI LA ROSE"<br /><br />

À MON JARDINIER<br /><br />

Mignonne, allons voir s'il arrose<br />

Bien ce matin, où s'il repose,<br />

Mon jardinier. Car au soleil<br />

À point nommé, en simagrée,<br />

Il fait semblant, mine empourprée.<br />

Las ! vois comme il m'agace,<br /><br />


Mignonne, il fait encor l'impasse ;<br />

Las ! las mon jardin laissant choir !<br />

Ô vraiment choquante imposture<br />

Puisqu'il a gîte et nourriture,<br />

Mais plouc du matin jusqu'au soir.<br />


Donc, constatez, oyez, mignonne,<br />

Tandis que l'autre s'en tamponne,<br />

En son immense nullité ;<br />

Cueillons, cueillons un peu d'ivresse,<br />

Et comme lui, puisqu'il paresse,<br />

Batifolons à volonté !<br /><br /><br /><br />




PASTICHE sur le sonnet « RECUEILLEMENT »<br />

De Charles BAUDELAIRE.<br /><br />

REFLEXION<br /><br />

Sois sage, ô mon ardeur et rends-moi plus docile.<br />

Tu réclamais l’exploit : il surgit, le voici :<br />

Une aura d’agrément m’enveloppe servile,<br />

Aux mots donnant l’éclat, quand tout est réussi.<br /><br />

Pendant que mes concepts, dans un désir habile,<br />

Sous l’exercice ardu du labeur qu’un souci<br />

Va quêter, exigeant, dans l’esprit qui compile,<br />

Ma Muse, éclaire-moi, et d’avance merci<br /><br />


Pour eux. Vois endurer mes envies malmenées<br />

Sur les feuilles noircies de rimes mutinées,<br />

Surgies de rêveries, mais au trait souriant ;<br /><br />

Le souffle incitateur fascine ma démarche,<br />

Et, pareil en beauté que perle d’Orient,<br />

M’incite, et je l’entends, à œuvres sous cette arche.<br /><br /><br /><br />



Pastiche sur "ET LA MER ET L'AMOUR" <br />

De Pierre de MARBEUF<br /><br />

ET LE JOUR ET LA NUIT <br />
<br />


Et le jour et la nuit ont un commun langage, <br />

Et le jour est à jour et la nuit ne nous nuit, <br />

L'on se vautre en plein jour, comme on veille à minuit, <br />

Car de jour ou de nuit tout est apprentissage. <br />
<br />


Celui qui s'alanguit le matin à l'ouvrage,<br />
 
Celui qui oeuvre jusqu'au degré de l'ennui, <br />

Qu'il en chasse les maux comme Belle de Nuit, <br />

Et ses mots sur l'esprit goûteront l'arbitrage.<br />
<br />
 

Qu'il soit bonheur-du-jour ou bien secret de nuit,<br />
 
Sachons dire bonjour à l'orée de la nuit, <br />

Pour que mieux vivre vieux on puisse apprendre à vivre. <br />
<br />


Si un éclat de jour embrase néanmoins <br />

La folie de mes nuits, sans ennui tout au moins, <br />

Mes nuits seront mes jours qu'un clair obscur enivre.<br />
<br />
<br /><br />




Pastiche sur « ET LA MER ET L'AMOUR »<br />
 
de Pierre MARBEUF <br />
<br />


ET LA VIE ET LA MORT<br />
<br />


Et la vie et la mort où l'âme erre en partage, <br />

Et la vie douce-amère et la mort c'est amer ;<br />
 
L'on s'abîme en la mort, comme on sombre en la mer, <br />

Car la mer et la mort ont un commun rivage. <br />
<br />


Celui qui craint la mort qu'il chasse son image ; <br />

Celui qui craint le jour qu'on aimer sublimer, <br />

Qu'il ne sombre, jamais, en osant le brimer, <br />

Et tous deux lui tendront l'aléa du message...<br />
<br />
 

La mère de la mort eut la vie pour berceau, <br />

La braise de la mort s'éteint dans un peu d'eau,<br />
 
Et l'eau contre le feu est la meilleure alarme. <br />
<br />


Si l'eau, qui est la vie, consume le cendreux, <br />

Ton amour, Ô mon Dieu paraît moins ténébreux, <br />

Que j'eusse aimé, mon coeur, le noyer à ton charme.<br />
<br />
<br /><br />



Pastiche sur « MES HEURES PERDUES »<br />

De Félix d’ARVERS<br />
<br />


LE SONNET DU REVERS <br />

OU L'ANGOISSE D'UN MINISTRE DÉPASSÉ<br />

Jean GOUDEZKI & ANDRÉ.<br />
<br />
 

Ma vie à fonds secrets pleure le Ministère, <br />

Le pouvoir éternel en un moment conçu ;<br />
 
Le mal n'est pas mortel et je saurai le taire, <br />

Je suis premier ministre, un ministre déçu. <br />
<br />


Ainsi j'aurai passé assez inaperçu, <br />

Imbu de ma personne et non moins solitaire, <br />

Comme un vers, rédigeant une loi qu'on enterre, <br />

Et qui ne rime plus : un bel affront reçu ! <br />
<br />


L'électeur, quoique Dieu l'ait fait naïf et tendre, <br />

Ne le sera pour moi : il ne veut plus m'entendre ;<br />
 
L'année Deux mille sept signera mon trépas. <br />
<br />


À l'austère devoir du scrutin, mon modèle <br />

Sera vite oublié, puisque mon nom chancelle, <br />

Autant que j'accumule, insensé, les faux pas.<br />
<br />
<br /><br />




Pastiche sur  « MES HEURES PERDUES »<br />

De Félix d’ARVERS<br />
<br />



MON GOÛT A SON SECRET<br />
<br />
 

Mon goût à son secret, mon palais son mystère, <br />

Une pinte de vin, en un moment conçu : <br />

Le bien qu'il me procure, et que je ne puis taire, <br />

Est celui d'un "curiste", et qui l'a toujours su. <br />
<br />


Hélas ! j'aurai passé aux vers inaperçu, <br />

Toujours à mes côtés le verre solidaire… <br />

Et j'aurai jusqu'au bout mon flacon sur la terre, <br />

N'osant me demander si l'acte est bien reçu. <br />
<br />


Pour moi, ce cher Bacchus qui me paraît si tendre,<br />
 
Et qui suit mes désirs puisque je sais l'entendre :<br />
 
Ce murmure de vin guide toujours mes pas. <br />
<br />


À l'austère devoir du cru je suis fidèle ;<br />
 
On dira ce qu'on veut, la vigne est mon modèle ;<br />
 
Quel est donc le buveur qui ne m'entendra pas ?<br />
<br />
<br /><br />


Pastiche sur « ET LA MER ET L'AMOUR »<br />

De Pierre de MARBEUF<br />
<br />


ET LE JOUR ET LA NUIT<br />
<br />

 

Et le jour et la nuit ont un commun langage,<br />

Et le jour est à jour et la nuit ne nous nuit,<br />

L'on se vautre en plein jour, comme on veille à minuit,<br />

Car de jour ou de nuit tout est apprentissage.<br />
<br />



Celui qui s'alanguit le matin à l'ouvrage,<br />

Celui qui oeuvre jusqu'au degré de l'ennui,<br />

Qu'il en chasse les maux comme Belle de Nuit,<br />

Et ses mots sur l'esprit goûteront l'arbitrage.<br />
<br />


Qu'il soit bonheur-du-jour ou bien secret de nuit,<br />

Sachons dire bonjour à l'orée de la nuit,<br />

Pour que mieux vivre vieux on puisse apprendre à vivre.<br />
<br />


Si un éclat de jour embrase néanmoins<br />

La folie de mes nuits, sans ennui tout au moins,<br />

Mes nuits seront mes jours qu'un clair obscur enivre.<br />
<br />
<br /><br />


Pastiche sur « SONNET IMMITÉ DE L’ITALIEN »<br />

De Félix d’ARVERS<br />
<br />


EL PERSIFLORO <br />
<br />


Je suis le persifleur, le poète pasquin, <br />

Le rebouteux des mots au gîte de la lettre ; <br />

Ma force est dans l'humour, invétéré taquin, <br />

Je porte coups d'épée pour illustrer le mètre. <br />
<br />


Dans la dérision, toi, calembour coquin,<br />
 
Tu dotes mon esprit pour faire au verbe naître <br />

Les quatrains des plus fous, le propos arlequin ;<br />
 
Et je m'amuse bien, je dois le reconnaître. <br />
<br />


Suis-je authentique aède, ou simple égratigneur ? <br />

Ma plume m'appartient, que le lecteur me juge.<br />
 
Quand un sujet me plaît, toujours je me l'adjuge. <br />
<br />


Dans ma pugnacité, j'aime sortir vainqueur, <br />

Sachant que mes discours ne sont jamais de haine, <br />

Titiller à dessein en devient une aubaine.<br />
<br />
<br /><br />




Pastiche sur « EL DESDICHADO »<br />

De Gérard de NERVAL<br />
<br />


EL VAGABONDO <br />
<br />


Je suis le besogneux - le gueux - le harcelé,<br />
 
Le vagabond clodo, la mine ramollie, <br />

Un peu comme un rebut, assez mal ficelé, <br />

Qui porte replets poux, et auxquels je m'allie.<br />
<br />
 

Dans le rue je mendie le passant isolé, <br />

Pour faire quelques sous, et, besogne accomplie,<br />
 
Je vais taper le verre où l'alcool avalé, <br />

Me fait roter de joie, et rire à la folie.<br />
<br />
 

Suis-je cuité ? S'en faut ! Simplement un peu rond ;<br />
 
Le rouge et le pastis, provenant d'une étrenne, <br />

Me "remplissent" de joie la petite semaine.<br />
<br />
 

Aux vignes du Seigneur, imbibé, fanfaron, <br />

Je chante mon refrain, la trogne ébouriffée, <br />

Tandis qu'un morpion m'offre un premier trophée.<br />
<br />
<br /><br />



Pastiche sur « MES HEURES PERDUES »<br />

De Félix D’AVERS<br />
<br />


INFORTUNE. <br />
<br />


Ma flamme à ses valeurs que la raison tempère, <br />

Dualité d’esprit, sentiment préconçu ; <br />

L'amertume est l'esclave, et j'en suis tributaire,<br />
 
Elle qui me contraint, arbitre à mon insu. <br />
<br />


Dieu ! que vivre incompris est sujet mal perçu ;<br />
 
Courtiser vainement : j’en ai fait mon affaire,<br />
 
Orphelin d'un dessein qui m'obsède et m'atterre,<br />
 
Assistant, impuissant, à un rêve déçu. <br />
<br />



Son cœur, hélas, pour moi, n’est pas prêt de s’éprendre ;<br />
 
Elle fuit mes désirs, sans l’effort de comprendre<br />
 
Ma lamentation adirée ici-bas. <br />
<br />


À l’appel de l’instinct, mystique, - aussi rebelle -, <br />

Bien inconsciemment, sans doute dira-t-elle :<br />
 
"Cette Dame l'a vu et ne saisissait pas".<br />
<br />
<br /><br />



</p></strong></font></h1></font></td></table></center>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://echos-poetiques.net/textes/index.php/2007/04/05/152-mes-fables-express-5">
  <title>Mes fables express (5)</title>
  <link>http://echos-poetiques.net/textes/index.php/2007/04/05/152-mes-fables-express-5</link>
  <dc:date>2007-04-05T17:39:14+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>André Laugier</dc:creator>
  <dc:subject>Mes fables express (5)</dc:subject>
  <description>Mettez vos oeuvres en vente sur un site fiable et professionnel
Clic ci-dessous...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <strong><center><h0><br />
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<center><img src="/texh<br />
ttp://echos-poetiques.net/textes/ecrire/images/bt_br.png
[Saut de ligne] tes/images/fables.gif" alt="" /></center>


<center><strong><h0><font color="indigo">Toutes ces fables-express sont © ayant fait l'objet d'un dépôt à la Société des Gens de Lettres.
Reproduction interdite sans demande d'accord préalable.</p></strong></font></h0></center><br />
<br />
<center><A HREF="http://www.meilleurduweb.com/index.php?id=114" target="_blank"><IMG SRC="http://www.meilleurduweb.com/images/pub/votez_88.31.gif" border="0" ALT="www.meilleurduweb.com : Annuaire des meilleurs sites Web."></A></center><br />

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<br />


<strong><em><h0><font color="green"><center>GARE DU NORD <br /><br />


Débarqué fraîchement de sa tendre pacoule,<br />
 
À la gare du Nord, complètement paumé,<br />
 
Notre homme à l'air perdu au centre de la foule, <br />

Loin de son patelin, le visage fermé.<br /><br />

 
Moralité : <br /><br />


L'hagard du Nord.<br /><br /><br />


LE MONT SAINT MICHEL <br /><br />


Monsieur l'abbé Dumont est un homme chanceux ; <br />

Tout près de Couesnon, lors d'un pèlerinage,<br />
 
Il vient de retrouver sur le grand Mont rocheux, <br />

Michel, son vieil ami, qu'il étreint au rivage. <br /><br />


Moralité : <br /><br />


L'abbé Dumont ceint Michel. (La baie du Mont Saint Michel) <br /><br /><br />


Ô L'ONDE ET MOI <br /><br />


Toujours Georges Autran s'est passionné pour l'onde ; <br />

Poète de la mer, il passait de longs mois<br />
 
À observer les flots, et sa plume féconde, <br />

Nous a valu des vers évoquant ses émois. <br /><br />


Moralité : <br /><br />


Ô l'onde et moi. (Au long des mois)<br /><br /><br />


Alphonse ALLAIS <br /><br />


Grand épicurien aimant la bonne chère, <br />

Qu'il ventait dans l'humour, on sait qu'Alphonse Allais <br />

Avait l'avide envie d'une vie qui confère<br />
 
Au plaisir des bons mots l'amour du beaujolais. <br /><br />

Moralité : <br /><br />

La vie d'ans vit. (L'avide envie).<br /><br /><br />


IL A CRAQUÉ ! <br /><br />

Toujours le rendement, toujours la pression ; <br />

Ce cadre n'a pas pu supporter la cadence ;<br />
 
Un jour il a craqué face à la tension,<br />
 
Choisissant le suicide au trop plein d'exigence. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Il préféra le bière à la pression.<br /><br /><br />


CONTRE LE DOPAGE <br /><br />



Un remède miracle, et surtout pas bien cher, <br />

Vient d'être mis au point par un nutritionniste ; <br />

Il fallait y penser : notre homme a eu du flair :<br />
 
Pour vaincre le dopage une méthode existe ! <br />

Quoi de plus naturel, et quel progrès offert <br />

Pour nos vaillants coureurs et leur musculature, <br />

Et dans le Tour de France avoir de l'envergure <br />

Que durcir ses jambes grâce à des oeufs "mollets".<br /><br /><br />


Nelson MANDELA<br /><br />

 

Pour Nelson Mandela : une vie exemplaire !<br />
 
L'homme s'est tant donné, luttant pour son pays,<br />
 
Condamnant l'apartheid - un pari inouï -, <br />

Devenant un symbole et surtout populaire. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Être black et d'équerre. <br /><br /><br />


LE POTE. <br /><br />



Le Jack Lang a dit "oui", rejoignant Sarkozy ; <br />

Le Président est fier de l'initiative,<br />
 
Car il met en pétard un PS affaibli, <br />

Semant la zizanie, une peur collective. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Il a gagné son "Jack-pote".<br /><br /><br />


ÇA POSE PROBLÈME<br /><br />

 

Ce brave homme jamais n'avait eu de problème,<br />
 
Jusqu'au jour où, souffrant, allant chez son docteur, 
Ce dernier le trouvant le visage un peu blême,<br />
 
L'incita pour savoir d'où venait la douleur, <br />

À prendre un rendez-vous pour une radio.<br />
 
Résultat : un calcul... rude à contrario ! <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Quand le calcul pose problème.<br /><br /><br />


COMME À LA POSTE... <br /><br />



Un homme tourmenté consulte sa voyante <br />

Qui, ni une ni deux, lui prévoit triste fin. <br />

Sortant du cabinet, las, séance tenante, <br />

Par un fourgon postal est écrasé soudain. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Quand l'avenir vous le promet la poste vous l'apporte.*<br />
 

*Slogan des P et T.<br /><br /><br />


LE COW-BOY<br /><br />

Bill était un cow-boy genre plutôt falot, <br />

Se laissant entraîner à boire en démesure ; <br />

Sans trop d'ambition, et un rien mégalo :<br />
 
Son verre dans la main, se donnant une allure. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



Il but, falot, Bill. (Buffalo Bill) <br /><br /><br />


MONSEIGNEUR. <br /><br />



Je me souviens bien de l'inauguration <br />

Du beau pont de Millau, et quand monsieur le Maire <br />

Invita le prêtre à la bénédiction<br />
 
De l'ouvrage d'art révolutionnaire, <br />

En lui disant ces mots, bien sûr un peu railleur :<br />
 
- "Maintenant allons donc à Millau, Monseigneur !" (Don Camillo, Monseigneur) <br /><br /><br />

CONTRE LE FANATISME <br /><br />



Dans la religion pas d'exaltation.<br />
 
Et, chez les musulmans, prêcher la tolérance, <br />

Allâh l'a inculqué comme vocation : <br />

Respect, amour, ferveur, ardeur, non-violence... <br />

Que doit-il donc penser face aux évènements<br />
 
Qui embrasent le monde et sont inconscients ? <br /><br />



Moralité :<br /><br />

 

Mélancolique, Allâh dit : ARRÊT ! (Mêlant colique à la diarrhée)<br /><br /><br />

L'ÉLEVEUR. <br /><br />

Cet éleveur de porcs en terre de Bretagne, <br />

A fort bien réussi son exploitation. <br />

Parti de rien voilà que désormais il gagne <br />

Un salaire affolant, leader d'ambition. <br /><br />

Il ne se prive en rien, bateau, belle voiture, <br />

Et superbe villa, ainsi que grands terrains ; <br />

Il court les casinos avec désinvolture, <br />

Pavane dans sa Porsche et joue les tartarins. <br /><br />



Moralité : <br /><br />



L'éleveur dans sa Porsche rit !<br /><br /><br />


SUPER "U". <br /><br />



Gagnez plusieurs séjours et pleins d'autres ballades ; <br />

Magasins Super "U" et leurs Hyper-marchés, <br />

Proposent cet été des Prix par myriades, <br />

De quoi faire rêver les clients aguichés ! <br /><br />



Moralité :<br /><br />

 

LA BALLADE DÉPEND D' "U" !<br /><br /><br />


LE MENU DES TAULARDS <br /><br />



Ces quatre prisonniers employés aux cuisines, <br />

Préparaient de bons plats aux autres détenus ; <br />

Des omelettes au lard, et de saveurs divines, <br />

Figuraient ce jour là, parfumant les menus. <br /><br />



Moralité :<br /><br />

 

Ces omelettes au lard <br />

(Ces hommes les taulards)<br /><br /><br />


DIVORCE !<br />
<br />
 

Ségolène Royal l'a publiquement dit : <br />

Elle s'est séparée de son François Hollande ; <br />

Mais cela circulait déjà dans les "on dit" ; <br />

Elle en prend son partir, et qui le veut l'entende. <br />
<br />


Moralité : <br />
<br />


Elle souhaite un meilleur parti. <br />
<br />
<br />


 
"L'ÉQUIPE" GOUVERNEMENTALE <br />
<br />


Sarkozy a créé une belle surprise <br />

Quand il a annoncé nommer Bernard Laporte<br />
 
Secrétaire d'État aux sports, qu'il intronise, <br />

Et qui, dans quatre mois, viendra prêter main forte. <br />
<br />


Moralité : <br />
<br />


Sarko l'a dit : "Promis dans 4 mois je prends Laporte !<br />
<br />
<br />
 


LE NOUVEAU PRÉSIDENT <br />
<br />


Les vingt sept réunis au sommet de Bruxelles<br />
 
Ont trouvé un Sarko en forme et motivé ;<br />
 
Il a fait avancer un congrès bien rebelle,<br />
 
Lui, le petit dernier, aussitôt arrivé.<br />
<br />
 

Moralité : <br />
<br />


Le chouchou de Bruxelles.<br />
<br />
<br />



PEACE ! <br />
<br />


Grande initiative au mois d'août, à Bruxelles,<br />
 
Où nos amis belges ont beaucoup investi ; <br />

Ils vont organiser, avec des Tops Modèles,<br />
 
Un Super défilé au succès garanti.<br />
<br />
 

Les plus beaux mannequins de toute la planète<br />
 
Se sont mobilisés pour "La Paix dans le Monde" ;<br />
 
Espérons réussite à cette immense fête,<br />
 
Et que la conscience y soit aussi profonde.<br />
<br />
 

Moralité :<br />
<br />
 

Mannequins peace !<br />
<br />
<br />



MON PERROQUET<br /><br />



J'avais un perroquet très doué pour le chant ;<br />

C'était un vrai régal de l'entendre en sa cage,<br />

Modulant les accents, imitant sur le champ,<br />

Tout ce qu'il saisissait, le sifflant au passage<br />
<br />



Moralité :<br /><br /><br />




LA CHANSON DE L'ARA. (La chanson de Lara).<br /><br />




ILS TRÔNENT !<br /><br />



Cette équipe de foot gagna six fois la Coupe,<br />

Trônant sur le podium chaque fin de saison ;<br />

Et les onze joueurs de ce séduisant groupe,<br />

Saluaient à l'exploit, vibrant sur le gazon.<br /><br />



Moralité :<br /><br />



Les onze y trônent ! (Léon Zitrone)<br /><br /><br />





L'EXTRA-TERRESTRE...<br /><br />



J'ai vécu, mes amis, un rare évènement !<br />

Figurez-vous qu'hier, on frappa à ma porte :<br />

C'était un martien qui, désespérément,<br />

Par gestes bien précis, agissant de la sorte,<br />

Semblait si affamé qu'au vu de quelques restes,<br />

Il en fit un banquet, me dit de sa voix forte :<br /><br />



ILS SONT EXTRA TES RESTES !<br /><br /><br />


LES EXPLORATEURS<br />
<br />


Ces deux explorateurs, en pleine Amazonie, <br />

Sont tombés dans les mains d'un clan de cannibales ;<br />
 
L'un s'en est échappé, il a vu l'agonie <br />

De son pote bouffé dans de courts intervalles. <br />
<br />


Moralité : <br />
<br />


Mon pote au feu !<br />
<br />
<br />


LE DÉFILÉ... <br />
<br />


Cette grande maison d'accessoires de mode <br />

Qui s'est spécialisée dans le prêt à porter <br />

Pour femmes arrondies que la graisse inféode,<br />
 
Organise, bientôt, pour les solliciter,<br />
 
Un très grand défilé des tailles rondelettes, <br />

Avec des mannequins aux formes très replètes. <br />
<br />


Moralité : <br />
<br />


Le chemin de rondes.<br />
<br />
<br />


PYROTECHNIE<br />
<br />
 

Darty aurait aimé que son fils, comme lui, <br />

Dans la pyrotechnie poursuivre la carrière ;<br />
 
Le garçon, cependant, ne fut jamais celui<br />
 
Que son père espérait ; entra dans le tertiaire. <br />
<br />


Le père est décédé, et pas de repreneur,<br />
 
Le fiston ne cédant à l'offre incitatrice. <br />

La maison a fermé : ce fut un crève-coeur <br />

Malgré tous les efforts, quoi que Feu Darty fisse.<br />
<br />
<br />



SANS TALENT... <br />
<br />


Écrivain acharné il croyait au talent, <br />

Mais il n'était, hélas, qu'une plume moyenne,<br />
 
Au style aléatoire et au ton trop ronflant. <br />

À le lire, souvent, on avait la migraine. <br />
<br />


Moralité : <br />
<br />


Au zèle il lui manquait la plume (Aux ailes il lui manquait la plume)<br />
<br />
<br />




CRÉTIN ! <br />
<br />


C'est un grand voyageur, il à fait l'Indochine, <br />

Parcourant le Mékong du Tibet au Yunnan ;<br />
 
Mais il a oublié de mettre une bobine <br />

Dans l'appareil photo : c'est vraiment aliénant ! <br />
<br />


Moralité : <br />
<br />


Incroyable... Mékong !<br />
<br />
<br />


L'INDIEN. <br />
<br />


Ce descendant Sioux, songeant à ses ancêtres, <br />

Est amer. Évoquant l'extermination<br />
 
De son illustre peuple, il pense, sous les hêtres, <br />

Aux massacres commis, pleure sa nation. <br />
<br />


Moralité : <br />
<br />


Un amer indien. (Améridien)<br />
<br />
<br />


MONSIEUR LE MAIRE <br />
<br />


EU, chef lieu de canton de Seine-Maritime, <br />

A un Maire intrépide acquis aux monuments :<br />
 
Musée Louis-Philippe, ouvrage qu'il estime, <br />

Et l'Église gothique, et tous se ornements. <br />

Il a beaucoup oeuvré, et fait tout ce qu'il peut, <br />

Aimant son patrimoine, et fier d'être Maire d'Eu !<br />
<br />
<br />



VOYAGE ORGANISÉ <br />
<br />


J'ai visité le Lot et ses villes charmant